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Tome II.
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BEY

homme qui s’arrêtoit au milieu à'u-ne rue , pour pointer fa lunette furune enseigne de cabaret -, mais lessçavans ne s’en étonnoient point.

BEU1L, Koj.Kemïis & Moret.

BEUVE, Voy. Ste-Beuve.

BEUVELET, (Matthieu) prê-tre du Séminaire de S. Nicolas duChardonnet, y fit-fteuúr dans ledernier siécle la science 8c la piété.II est connu particulièrement ; I.Par des Méditations , in-4". fut lesprincipales vérités chrétiennes Lcecclésiastiques , pour les Diman-ches , Eêtes & autres jours de Van-née. II. Par un Manuel pour les £c-elisiastiques. II laissa un autre ou-vrage, donné au public après famort : c'est le Symbole des Apôtres ,expliqué 6* divisé en Prônes , Paris ,George Jofic , x66S , in - 8°. II ostécrit d’un style simple , familier ,mais bas 8c incorrect.

BEYERLINK, Voy. Beïerunck.

BEYRUS, Voyet BeïeR.

1 . BEY S, (Gilles) imprimeurde Paris au xvi* siécle, employa lepremier les consonnes / 8c r , queHumus', avoir distinguées dans faGrammaire, de l’< 8c de Vu voyel-les. H mourut en 1595. H “ v01 ^

épousé une fille du célcbte impri-ïtteur Plantin,

U. B EYS,{ Charles de ) poèteErançois, contemporain de 5 carton& son ami. Cet auteur burlesqueayant été encensé par Beys,\e com-paroir sans façon à Malherbe. 11 y aauffi loin de l’un à Vautre, que duVirgile travejli à VEnéide. On a delui plusieurs Pièces de Théâtre , dontaucune n'est restée fur la scène. 11mourut en 1655.. Ses Œuvres Poé-tiques avoienc paru en rôti .in-4.°.

BÊZE , Vaye^ B a 1 z e.

BEZE, ou Bes-ze , car c’est ainstqu'il signoit son nom, (Théodorede ) naquit à Vézelay en Bourgo-gne, le î 4 luin 1119, d’une bon-ne famille de cette ville, ll fit ses

B E Z iii

premières études à Paris auprèsd’un de ses oncles , conseiller auparlement. On Venvoya ensuite àOrléans , puis à Bourges, où Mel-chior ffolmat lui apprit du GrecLc du Latin, 8c lui communiqua songoût pour les nouvelles erreurs.De retour à Paris, il s’y fit-re-chercher par les agrémens de fa fi-gure 8c de son esprit, par ses ra-lens pour la pocsie. Ses Epigrammes& ses Pièces Latines lui firent unnom parmi les poètes 8c les jeuneslibertins. II chanta la volupté avecla délicatesse de Catulle & la licen-ce de Pétrone. Ses Poésies étoieatl’image de ses mœurs. S’étant dé-fait de son prieuré de Long-Ju-meau, qu’il posséda quelque rems,malgré ses liaisons publiques avecune femme, il fe retira à Genève,8c ensuite à Lausanne, pour y pro-fesser le Grec. Neuf ans après ,Calvin son maître le rappella à Ge-nève , 8c l’employa dans le ministè-re. En 1 j61 , il fe trouva à la têtede 13 ministres de la Réforme, aucolloque de Poissi. Ge fur lui quiporta la parole dans cette assem-blée , où Charles IX, la reine-mere8c les princes du sang sc trou-voient , mais ayant avancé » que» J. C. étoit auffi éloigné de l’Eu-» charistie, que le ciel l’est de la» terre, >» ces paroles scandalisè-rent l'auditoire & irritèrent la cour.Quelques ministres , ( dit l’abbéde Choisi , ) le blâmèrent d’avoirparlé si clairement ; 8c l’un d’euKdit en riant : Comment croircit-ii queJ. C. est dans l’Eucharistie ? à peinecroie - il qu'il y a un Dieu au ciel...Be^e eut honte de son peu de re-tenue , 8c adoucit ses expressionsdans une Lettre qu’il adressa à lareine. La guerre civile n’ayant pasété éteinte par ce colloque , B'c\es’arrêta auprès du prince de Condé,8c fe trouva avec lui à la bataillede Dieux cm;él. L’ano.e d’a-