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Tome II.
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près il se retira à Genève , 8c sutle chef de cette église après la mortde Calvin , dont il avoir été le co-adjuteur le plus zèle Sc le disciplele plus fidèle. La qualité de chefde parti enfla son orgueil ôc aigurson caractère. 11 traita les rois ,comme il traitoit les controversis-les Antoine de Bourbon , rot deNavarre , étoic un Julien ; Marte-Stuart, une Médée , 8tc. On l’accusad’avoir été la trompette de la dis-corde durant les guerres civiles.De Genève , il animoit tous les dis-ciples répandus dans l’Europe. Ufut appelle pluíieuts fois pour as-sister á des conférences , à Bernegc ailleurs. En 1571 , il présida àun synode tenu à la Rochelle. IImourut en 1605 , à l'âge de 86 ans,regardé comme un poète a niable& un théologien emporte. Les Jé-suites firent-courir la nouvelle defa mort , environ dix ans avantqu’elle n’avrivât : c’est une permis-sion qu’on s'est donnée , dans tousles siécles , à l’égard des hommesqui ont eu de la célébrité. Bè-çe enrit le premier , dans un petit traitéqu’il publia 3 cette occasion , inti-tulé : Beza redivivus. 11 épousa dansfa vieillesse une jeune fille , qu’ilappella fa Sunamite , par allusion àcelle de David, 11 étoit, dit-on , sipauvre alors , que lui 8t fa maisonne subsistoient que des libéralitésqu’on leur faisoit en secret : ce quiparoìt affez-peu vraisemblable. JSèjeétoir d une taille médiocre, maisdune figure agréable. 8a santé, étO'tsi bonne , qu’il disoit souvent quV/n’avoit jamais connu le mal-de-téte.Sa longue vie , .jointe à l’empirequ’il s’étoit acquis fur les esprits ,le faisoient-appeller par ses parti-sans le Phénix de son siécle 11 dut enpartie cet empire à son éloquence,aux agrément de fa conversation ,gc aux manières insinuantes qu’ilpreaoú avec ceux dont il vouloit

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gagner le cœur ou subjuguer l'es-prit. On a de lui un grand nombred’ouvnges , en ve s 8c en prose ,eu latin ex en franco s. Les Verst'ançoïs ne méritent guéres qu’onen parle. 11 a achevé la Traductiondes P/eaumes , que Marot avoit en-treprise ; mais le continuateur estmoins heureux dans le tour & daml’expreflion. Ses Poésie 1 Lat, furentpubliées fous le titre de Juvenilia■Bepe, x 548 , in 4°. 8c Barbou en adonné une nouvelle édition in-t 2 ,1757, avec les t-oesies dc Muret ôcde Jean Second, On y di t ,1g e faTraduction du Cantique de Cantiques ,assez rendre, mais trop chargee dediminutifs 8c d’epithètes. Ses Syl-ves , les Elégies , ses Epitaphes , sesPortraits , &c. valent beaucoupmieux. On trouve dans la plupartde la facilité-, mais il ne méritoitpas de figurer parmi les Auteursimprimés chçz Barbou : B'eqe n’estqu’un auteur du second ordre, dansla classe même des poètes Latinsmodernes. Dès qu’il eut embrassé laRéforme , il supprima tous les en-droits liccntieux qui auroient pucorrompre la jeunesse; & il publiases Poésies sous le titre de Poematavaria , dont la meilleure édition estde Henri Etienne, 1597 , in-4”. Cetrait peut faire - penser que sesmœurs ne furent pas toujours dé-pravées, comme des historiens Ca-tholiques l’ont avancé. Ses princi-paux ouvrages en prose , sont :I. Une Traduction latine du Nouveau -Testament , avec des notes. II. UnTraité du droit que les Magistrats ontde punir les Hérétiques , traduit enfrançois par Colladon , Genève ,1560, in-”. Ce livre , fait au sujetdu supplice de Servet, est plus rareen françois qu’en latin. 111 . Conjcj-sio Chrìstianczsidei, 1 ç6o, in 8". iV«La Mappemonde Papisiiqtte , I 567 ,in-4”. v. Histoire des Eglises réfor-mées , 15S0, 3 vol, in 8°. VI. LeRéveil