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récital, se trouva chargé des com-missions les plus difficiles. Lorf-qu’en 1545 on fut obligé d oppo-ser toutes les forces du royaume àI empereur qui avoir pénétré fortavant dans la Champagne, on lais-sa à du Bic[ le foin de garantir laPicardie contre les troupes réuniesdu roi d’Angleterrc^ & des Pays-Bas. Quoiqu’on n’eut a lui donnerque les garnisons réparties dans lesdifférentes places de cette frontiè-re , il se chargea de la défendre.Prévoyant avec fa sagacité ordi-naire que 1 ’effort des ennemis tom-beroit fur Boulogne & fur Mon.-treuil, il confia la garde de cette pre-mière ville quiétoit bien fortifiée,à Jacques de Couci, seigneur de Ver-vins, son gendre , dejà signalé purla défense de Candi écies contre tou-tes les forces de Tempcreur. DuBiei fe renferma ensuite dans Mon-trenil , qui fut prefqu'aussi-tôt in-vesti par lc duc de Norjllck & lecomte de Bures. Malgré la foibleffede la place.il soutint un siège deprès de 4 mois, & força l’ennemia la retraite. Vervir.s fut moins ha-bile , on moins heureux. Assiégépendant six femtines , par mer &par terre , par le roi d’Angleterre ;après avoir soutenu un assaut meur-trier qui dura 7 a S heures,voyantfa garnison affoiblie , les muraillesouvertes en plusieurs endroits, Scn’nyant aucune espérance de rece-•yoir assez promtement des secours ,il livra la place á l’ennemi , malgréles larmes Sc les représentations desbourgeois qu on forçoit d'abandon-ner leurs foyers. On fe plaignis ála cour contre du Bie\ & contreVcrvins. On leur fit leur procès, Lcàu Bici sut condamné a vecùon gen-dre á perdre la tête : ce qui fut exé-cuté á l’égard de celui-ci ; 8c quantà lui, le toi Henri H lui ayant faitgrâce de la vie , il fur enfermé dansle château de l«oche. Quelques an-
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nées après il obtint fa liberté > &revint à Paris , où il mourut acca-blé de chagrins & d'ennuisenSa mémoire,ainsi que celle de Jacquesde Coucy, fut rétablie en 1575.
I. B 1 GNE . ( Gacé de la ) Sc nonde fa Kïg/it, comme rappellent pres-que tous les bibliographes , [ carc'elì ainsi qu’il fe nomme lui-mêmedans son Roman des Oiseaux,] c toitd’une famille noble du diocèse deBayeux. 11 fut chapelain de la cha-pelle du roi Jean , Sc suivit ce prin-ce en Angleterre , après la malheu-reuse journée de Poitiers. Etant aKochefort en 1359, il commençaun Poème de la chasse, intitulé leRoman des Oiseaux , qu’il finit á sonretour en France. Le roi le fit-fairepour l'instruction de Philippe sonfils jxhic de Bourgogne. L’abbé Gou-jet attribue ce poème à GastonPoix , parce qu’il est imprimé à lafin du Miruir de la Chasse par ce prin-ce , mais bien différent des manus-crits. On croie que Gaci vécut aumoins jufqu’en 1374.
II . BIGNE , ( Marguerin de la )issu de la même famille du précé-dent,docteur tle Sorbonne,ôt grand-es oye n de l’églife du Mans , naquiten 15 46 à Bayeux, Sc vivoit encoreen 1591. 11 publia en 1575, une Bi-bliothèque des Peres , en 8 voi. in-f-qu'il fit-rcimprimer l’an 1 589 en 9vol. C'est le premier qui ait entre-pris un ouvrage de ce genre. I-aplus ample édition que nous ef>ayons,est en 27 vol. in-fol. à Lyon,1677. II y en a une en 16 vol. in-fol. de 1644 , qui est estimée , par-ce qu’elle renferme les petits PereiGrecs. On en mit au jour une au-tre à Cologne en 1694. Le P. Pbislippe de St-Jacques a donné un Abré-gé de cette collection en 2 vol. in-
fol. 1719. On joint ordinairementà la Bibliothèque des PP. Index 1°'cornm Scriptura Jacrtt, Gênes I?^'in-fol., Sc l’ Apparat de Nourri