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Tome II.
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BILLAOT , ( Adam) connu sousle nom de Maître Adam. , menui-sier de Nevers, i uus ) a si n du règnede Louis XI11 & su commencement

de celui de Louis XIV , fut appelleparle.- poètes de son tems le Virgileau rabot. 11 versifia au milieu de sesoutils ôc de ses bouteilles. Le car-dinal de Richelieu 8t le duc à'Orléanslui firent des pensions. Ses C/icrré-ies , 1644 , in-4“. son Vilebrequin ,1663, son Rabot , in-12, Lee. eu-rent beaucoup de cours. On y trou-ve , parmi un grand nombre de pla >titudes , quelques vers heureux.On peut citer ce rondeau > commeune de ses meilleures pièces.

Pour te guérir ie cette feiatique,

Qui te retient , comme un paralytique ,Entre deux drape sans aucun mouve-ment.

r rends-moi deux brocs d’un sn jus desarment ;

Puis lis comment on le met en prati-

D 1“ e -

e rends-tn deux doigts , & bien chauds, les applique

■L" 1 ’ ? épidémie où la douleur te ptque .ár tu boiras le reste promptement‘ Pour te guérir.

Sur cet avis ne fois point hérétique ,

^ar j c te fais un ferment authentique ,

Ouest tu crains ce doux médicament tton Médecin ,pour ton soulagement ,Fera l’efsai de ce qu'il communique ,Pour te guérir.

Sa chanson, Aujjîtótquela lumièreVient redorer nos coteaux ,est pleine

de verve. U mourut en 1662 àNc-

vers , qu'il n’avoit pas voulu quit-ter pour le séjour de Versailles. Upea oit sainement fur les grandeurs,tt etoit capable de sentir Sc d’inspi-rerlatmne. Epicurien Cans Uberti-nage > Stoïcien Cans Cuperstition , ilallia tellement ces deux sectesqu’on a dit que * si Epicure 8c Zenon» avoient vécu de Con tems ils les» auroir fait-boire ensemble. » Hconserva sa médiocrité pour conser-ver son bonheur, Les poètes de son

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tems furent ses amis Sc non sis en-vieux. Mainard affuroit que les Mu-ses ne devaient être assises que fur dectabourets faits de la main de ce poètemenuisier... St-Amand prouva qu’ilconnoisioit l’art des vers corne ce-lui de faire un coffre. Le duc deSr-Aignan lui dit dans des vers agréa-bles: Que pour les vers & pour le nomil étott le premier des hommes.

I. B1LLI, (Jacquesde) néàGuiseen Picardie , dont son pere étoitgouverneur , mourut à Paris chezGenébrard son ami, le 15 Decembre15S1 , à 47 ans. 11 gouvernoit l’ab-baye de St-Michel en l’Herm , queJean son frété lui avoir cédée pourse faire Chartreux. On a de lui plu-sieurs écrits en vers & en prose -, Scsur-tout des Traductions des PeresGrecs en latin. Les plus estimeesfont, celles de S. Grégoire de Na-zianze, de S. Isidore de Peluse, ticde S. Jean-Dama/cène. Peu de sçî-vans ont mieux poilédé la languegrecque. II l'e distingua dans d’au-tres genres. II composa quelquesPoésies françaises , t ç76 , in S°. £cdonna de sçavances ObJ’crradonessacrée , 1 j8f , in-fol. Sa Vie a étéecrite en latin par Chatard , Paris15S2 , in-4°. On la trouve aussi àla fin des (Suvres de S. Grégoire deNazianze , de l’édition de 15S3.

11. B1LL1, ( Jacques de ) Jésui-te, né à Compiégne en 1601, mortâ Dijon en 1679 , à 77 ans, a pu-blié un grand nombre d’ouvragesde mathématiques , dont 1 ’tìpus Af-tronovticon , Paris i66x , in-4°. estle plus connu.

BILLIA, Voyeq DuitHUS,

BILSON,( Thomas ) évêque deWinchester, fa patrie , gouvernacette église pendant zo ans. II futestimé du roi Jacques J, qui le char-gea de la Traduction de la Bible enanglois , Londres 1611, in-fol. Ona de lui deux autres ouvrages , l’unfur le Gouvernement de PEglise Chrit