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u Le Roi, ( disoit-il, ) ne viendra» jamais à bout des Huguenots par» la voie des armes, au lieu qu’il*■ s’endeferoit aisément par les cut-» siniers , c'est-à-dire par le poi-w son. » GrégoireXIIIhonora Bira-gue du chapeau de cardinal , a laprière de Henri III, qui le déchar-gea des sceaux. 11 avoir cté mariéavant ion entrée dans l’état ecclé-siastique. 11 diíbic ordinairement:Qu’il étuit Cardinal sans titre , Prê-tre fans btnésce , 6- Chancelier finssceaux. Ce cardinal mourut en 1 5 83,à 47 ans. Ifsplioit comme un ro-seau ( dit Mc\crai) à tous les ventscfe la cour, & considérois plus unvalet en faveur que toutes les loixtfu royaume. L'avocat Servin lepeint ainsi : *< Ce chancelier étoit» Italien de nation & de religion ;» bien entendu aux affaires de l’É-» rat, fort peu en jultice. De savoir» il 11’en avoir point. Au reste , li-» béral, voluptueux , homme duh tems, serviteur absolu des volon-» tés du Roi ; ayant dit souvent,h qu’il n’étoit pas Chancelier de Fran-» ce, mais Chancelier da Roi de Fran-» ce. » Ce czrd.Bi’ague fut enseveliavec beaucoup de pompe. Le Roiasiista à cette cérémonie en habitde pénitent, St Renaud de Bsaune,archevêque de Bourges, prononçapar son ordre I’cloge funèbre.
IH. BIRAGUE , gentil-hommeItalien, de la famille du chancelier ,se distingua dans les guerres d'I -talie , fous le premier maréchal deBriffac. Ce général ayant formé leprojet de s’emparer de Cardé , pe-tite, mais importante ville de Pié-mont , lui donna le commandementdes troupes destinées a cette ex-pédition. Comme la place n’écoitguére.'défen lue qu* par 402 ban-nis, nécessairement destinés à unsupplice infâme , s'ils fe laistoieacprendre, on s’attendoic à une ré-sistance opiniâtre. Birague , pour
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les étonner, fait-donner brusque-ment un assaut par ses meilleurestroupes , qui furent reçues avectant de reso.utior., qu'elles deman-dèrent à faire retraite. Quoi donc ,féerie ce sage & intrépide chef,ferait - il possible que le defir de lagloire vous inspirât moins de courage,que le désespoir n’cn donne à ces bri-gands ! Prenant alors lui même unepique, il arrêta un officier par lamain, lui montrant la brèche. C’est-là , dit-il , qu’il fa .t aller mourir ,plutôt que de nous sauver par une re-traite honteuse. Son courage ranimacelui des soldats. Ils retournèrentà l’assaut Sc combattirent avec tantd’opiniàttcté , qu’ils forcèrent lagarnison. Comme elle n’attendoitpo n: de quartier, elle sc fit-tuersur la brèche.
BiRCK., Foyei Betulée.B 1 RGE, —Bii-e.
BiROAs, ( Jacques ) né à Bor-deaux , entra dans la compagnie deJésus , Sc passa ensuite dans Tor-dre de Cluni.'Son talent pour lachaire lui sit une réputation éten-due. 11 devint prieur de Beuffan ,de l’ordre de Cluni, conseiller Stprédicateur du roi, Sc mourut versî'an 1666. Nous avons de lui desSermons 8c des Panégyriques, en plu-sieurs vol. in-8" , qui font aujour-d’hui le rebut de la chaire. On sentque fauteur possédoít la théologie-,mais on sent auffi qu’il avoir con-serve la marche de l’école. 11 s’é-puisc en divisions Sc en foûdivi-sions : chaque discours est diviséen trois parties, Sc chaque partieen trois membres.
I. BIRON , ( Armand de Gon-tault, baron dé) dune famille an-cienne de Périgord , fut page dela reine Marguerite de Navarre,Choisi par le mjréchal de Briffaepoar porter le guidon, de fa com-pagnie de cent hommes-d’armes ,il signala fa valeur dans les guer-