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Tome II.
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res 6ePiémont. Dne blessure qu’ilreçut à la jambe pendant le siègedix fort Matin , le rendit boiteuxpour le veste de ses jours. Le feudes guerres civiles s’ctant allumé,il se distingua par son courage &sa prudence aux batailles de Dreux,de St-Denys, de Moncomour. Sesexploits furent récompensés parle bâton de maréchal de France en*577 i & ensuite par la ìteutenancegénérale de Guienne , où il rem-porta divers avantages for les Ré-formés, II avoit cté nommé huit3ns auparavant, en i;6y, grand-maltre de l'artilleric. Cette placele sauva du massacre de la St-tìar-thclcmi , parce que , s'étant mis enétat de défense , il intimida ceuxqui auroient osé Fattaquer , 8í á>garantit ainsi plusieurs de les amisretirés chez lui. L’annce suivanteil négocia la paix avec les Calvi-nistes , & fut secondé par Henri detoesmts. (Ki-y.Il.MESMES.)En : 1^3Henri III i’envoya dans les pays-Ras pour secourir le duc d'Alençon-,Niais il y fut défait par le duc deParme. Après la mort funeste duroi , il fut un des premiers qui re-codnurent Henri IV. II le servitutilement aux journées d’Arques,é'fvri, & lui soumit une par-

tie de la Normandie. 11 fut tue autége d’Epemai en Champagne ,

un coup de canon , le 2.6 Juillet

îJ j 1 ée 65 ans selon les tins ,ix de 68 selon les autres. 11 avoitcommandé dans sept batailles , &

e pt blessures qu’il e n rapporta ,

qu’il 1,soir de meilleur ou de p l u4

piquant, 11 avoir composé des Com-on. MlJ[no J

la perte. 11 etoit fort rtu H S ìdissuada Henri IV de se retirer cn

B I R ny

Angleterre ou á la Rochelle, Sc quilui persuada de tenir tète au ducde Mayenne. 11 sut le parrein du car-dinal de Richelieu, ôtlui donna sonnom d’ Armand. 11 se glorisioit d’a-voir passé par tous les grades , de-puis celui de soldat julqu'à celuide gênerai : il disoit que c’étoit ain-si qu’il falloir devenir maréchal deFrance. Sa devise étoit une mècheallumée , avec ces mots : Pirit,síd /N armis. La sévérité est Fa-mé ce la disc'pFne. Le maréchal deSiron ne pardonnoit jamais les fau-tes militaires , quoiqu’il dissimulâttoutes les autres. Durant les guer-res de religion, Biron vouloir faire-brùler une masson. L’ossicier qu’ilen chargeoit, craignant d'être unjour recherché , demanda qu’on luidonnât Tordre par écrit. Áh cor-bleu\ dit Biron , êtes-vous de ces gentqui craignent tant la Jujlice ? Je vouscajsc ; jamais vous ne me Je’ vìrc^zcar tout homme de guerrre, ijiii craintune plume , craint bien une épée...Bircn fit, dans une marche , unechute de cheval, qui le mit dan*l'impossibilité de continuer à com-mander Farinée. Pour ne blesser au-cuns de ceux qui, suivant l’usagede ce tems-là, pouvoient préten-dre au commandement , il leurlaissa le choix d’un chef: ils don-nèrent leurs voix au duc de Bironson fils, qu! n'avoir que 15 ans.Le maréchal de Biron ayant été faiten 1581 chevalier duSt-Efprit,affecta de ne produire que peu detitres. 11 allégua ses exploits com-me la preuve la plus authentiquede fa noblesse. 1 / n'app ria , ( ditBrantôme , ) que c : nq vu fis titresfort antiques , & les préservant auroi & à missieurs les commissai-res 8c inquisiteurs .- S 1 R r., dit il,voilà ma nobles t ici comprise. Puismettant la main sor son épée \Mais,Sire, ajouca-t-il, la voici encortmieux ,

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