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cela , que Henri IV devoît pardon-ner à Biron qui avoir été son intimeami, son compagnon de fortune ,son frere-d’armes. Mais le maréchalavoit des défauts que les rois nepardonnent guéres : il avoit tropd amour-propre pour ménager tou-jours celui du monarque , & lesblessures faites à l'orgueil font lesplus profondes. « Le maréchal de" Riron t (dit U Laboureur y ) étoit" d’un esprit fier & hautain, ftcpreC-" Hue ingouvernable , ne fe plai-” sant qu’aux choses difficiles fc" Presque impoífibles. Il envioit” îuute la grandeur d'autrui ; & laJalousie qu'il portoit au duc de
„ Montmorenciy à cause de sa charge„ rie connétable, s’étendit jusqu*à„ Louisc de Budos sa femme. II lui» fit-parler de mariage , son mari>» vivant, comme celui qui croyoitm devoir être son successeur ; &la« partie étoit faite entr’eux.... Mais„ le connétable leur survécut.,,(*)Voyez la Relation de son Procèspar Jacques de la Gucjlc : elle est cu-rieuse.
BISSI, Voyt\ Thiard.
BITI A S (S- P AND ARE . deu*freres , fils à’AlcamoT de Troie ,que leur mere Hiera , avoit éle-vés dans les forêts. Ce héros à quiEnée avoit confié la défense de la
,(* } A ce portrait, nous joindrons celui que ^intéressant auteur de Vin-du Cabinetsous Henri IV £■ Louis XIII, a tracé de Biron. " II.fut mal
®levé. Calviniste d’abotd par son éducation» ensuite Catholique par con-
* ^ e nance » à r6 ans il avoit déjà changé deux fois de religion, & il n’eut' ^ute fa vi 2 que de l’indifférence pour l’une & pour ['autre doctrine.
" xUant aux principes de morale , ces principes qui rendent la fuhordi-
* dation respectable, & qui établissent la sainteté des devoirs envers le" P^nce &. la patrie, Biron ou les ignora, ouïes méprisa comme au-des-*" !?us de lui. On l’accoutuma de bonne heure à faire-plier la règle fous" if S S°ûts Sc ses intérêts. Toujours victorieux à la guerre, constamment’* ^Ureux dans ses entreprises » redouté dans la société & jamais contre-
* , ex cusé fur ses fautes, applaudi dans fes succès, íl devint fougueux,
" °piniàtre , présomptueux. II auroit voulu fe rendre le centre do tout, Le” Hue rien , (disoit-il à Henri IV) par autre que lui n*eût été faiu Sa langue,j* ^onime celle de tous les gens vains, étoit fort légére. Le roi l’excusa long-
p 01115 * & quand on venoit lui rapporter les propos inconsidérés du maréch.
p^°P 0s H 11 ' 1 tomboient quelquefois directement fur le monarque, fur fes -„ e a p Urs .’ s Ur fou gouvernement, Henri répondoit : Je crois bien tous ccs lan -„ Jès j U mais Une fautpas toujours prendre au pied de la lettre
„ ho^p ^ontadet, jactances 6 * vanités. Usant en supporter , comme d'un„ ter e € nt -ft 12 ** P as P^ us empêcher de mal dire d’autrui & de fe van -„ cafì, Q C ^ Vcwifi rt £ lnì~mhnCy que de bien faire lorsqu il fe trouve en une oc-„ tinuat 1 ’ ^ <«* stria selle &l*épce à la main . 11 lui auroit fallu une con-» d e Ce [ 0n ^*occupations attachantes, tellc-s que la guerre en fournit ; faute» L'éu 0r a ■ rt°una dans tous Les excès du luxe,dans toutes les dépenses." í\ je d°íes pertes au jeu l’effrayoit lui-même, Je ne fçais, disoit-il,
" ® f ur n n * c b-ûjfnud j mais je fçais bien que jc ne mourrai pas
" e ssréné S i "u ests alternative, qui en effet attend quelquefois les joueurs" H J, un pa s /ïst n ^psouva que, du gros jeu au crime, il n’/ a souvent" contre le roî rc » à ses .réflexions après de grandes pertes , il s’irritoit>» & son îngratìt^ 11 * ^ hussoit manquer d'argent. II blàmoit son avarice" s®s services.U rç ^* ) a mais, à l'sn croire, le monarque n’avoit assez payé" les vuides de f a p^^'î-.^os tomsde trouble, ost les pillages remplissoient" roissoit permis, ^ pour fournir à fes profusions, tout lui pn-
" dont fa valent 0a .ë er 1® royaume dans les horreurs de la guerre
c avoit contribué à ie tirer.,»