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Tome II.
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BOEHM, (Jacob) adonné sonnom à la secte des Boehmistes . IInaquit en 15751 dans un bourg dela liante Lusace , d’un paysan quile fit - cordonnier. U mourut en16x4 , après avoir eu de fréquen-tes extases pendant le cours de favie, genre de fies te qui prenoitsouvent à ce fanatique.Ona de luiplusieurs ouvrages , qu on peut pla-cer avec les rêves des autres en-thousiastes ; entr'autres , le livreintitulé VAurore, qu'il composa en1Ó12. ; elle n'est rien moins que lu-mineuse. Ses Ouvrages furent im-primés á Amsterdam, i6S2,in-i2.La Vie a été donnée par Franktnberg.

BOEMQND, Voy. ïv. Alexis.

BOERHAAVE, (Herman) na-quit en 1668 , à Voorhoutprès deLeyde. Son pere , pasteur de cetteville , fut son premier maître. Dèsl'âge d’onze ans, il sçavoit du grec,du latin , de la littérature , & mêrnede la géométrie. A 14 ans, il parutdans les écoles publiques de Leyde,& s’y fit en péri de tems une granderéputation. A t j , il perdit sonpere. Destiné au ministère commelui, il apprit l’hebreu , le chaldéen ,la critique de l’ancien & du nou-veau Testament ; lut les anciensauteurs ecclésiastiques & les com-mentateurs modernes , fans perdrede vue la médecine. II fut reçudocteur dans cette science en 1695,à l’âge de 15 ans. L’université deLeyde , qui lui avoir fait présent•d’une médaille d’or à l’àge de 20ans, pour récompenser son mérite£z l’animer , lui donna bientôt destémoignages d’estime plus éclateurs.II eut trois places considérablesdans cette école; il fut , à-la-foisprofesseur en médecine , en chy-mie , & en botanique. Les étran-gers vinrent en foule prendre sesleçons ; toute l’F.urope lui envoyades disciples : il le* instruisit, lesencouragea, les consola dans leurs

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peines, & les guérit dans lent*maladies. L’academie des sciencesde Paris, & celle de Londres , j®l’associérent : il fit - part à l’uneá l’autre de ses découvertes sor achyujie. L'Europe jouiffoit déja 6la plupart de ses ouvrages de me*decine. II réunit dans tous, & so r "tout dans ses Aphorismes , la theorie á la pratique. 11 a réduit cet iescience à des principes clairs & * u 'ruineux. Boerhaave est [’Euclide de smédecins. Les praticiens deart ne peuvent plus se passer d®ses livres. Les principaux son 1 ■I. Injìitutiones Mcdicx , à Leyde,1713 son 8 6 . traduites dans toute*les langues, en arabe même. t*’Aphorisme de cognojcendis & cuTdis moriis , ifi - 12 , Leyde 17O"La Mairie les a traduits en fra®'pois, avec des notes, en 10 v ° 'in-12 ; & Van-Swilten. les a cold"mentés en ; vol. in-4 0 . III .Pra* ,sMediea , jtv'e Commentarius il 1 Apho*rismos , 5 vol. in-12. IV. Méthode 1dijcendi Medicinam, Londres 17261in 8°. V. De viribus Médicamentrum , 1740 , in-12 ; traduit el *françois par de Vaux, in-12.Elcmcnta Chymìx , Paris 1733 ,v /• in 4 0 . VII t De morbís nervor ílJI,tLeyde 1761 , 2 vol. in-8°. VI^‘De morbis ocuìurum, Paris 174®’in-12. IX. De lue venerea , Fran*'Irer 17; 1 , in-12. X. Historia Pl‘ >n ‘tarum horti Lugduni Bat avorton '1727, in-12. Tous ces ouvrage*ont été imprimés à la Haie 1736 '& à Venise 1766, in-4°. (Vt> 3 ^ARET.ss.us. ) Boerhaave mourut ^23 Septembre 1738, à 70ans, ^laissa à une fille unique quatre u" (lions de notre monnoie , luiavoir été long-tems obligé de do"ne r des leçons de mathématiqd £pour subsister. 11 étoit d une tan ,au-dessus de l’ordinaire & bien ts°portionnée, d’un tempérament*®

& robuste ; son maintien étoit n"