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Lettres fur différcns sujets de morale& de piété , i vol. in-l 1. II. LaVie de Mad' la Duchesse de Lian-court & celle de Mad' Combe , insti-tutrice de la maison du Bon-Baf-teur. Tous ces ouvrages annoncentun fonds d’esprit & de bonne mo-rale ; mais il est trop orateur dansles uns & dans les autres.
BOILET, Voyc\ Colete.
B OIN D I N , ( Nicolas ) né aParis en 1676, d’un procureur duroi au bureau des finances , enttadans les Mousquetaires en 1696.La foibleste de son tempéramentue pouvant résister à la fatigue duservice, il quitta les armes pourgoûter le repos du cabinet. II futreçu en 1706 à Pacadémie des 1ns-eriptions St belles-lettres , ôt l’au-toit été de Pacadémie Françoise ,fi la profession publique qu'il fai-soit d’être Athée, ne lui eût saitdonner l’exclusion. II fut incommo-dé sur la fin de ses jours d unefistule, qui l’emporta le 30 Nov.I?; t , à 75 ans. On lui refusa leshonneurs de la sépulture. II futterré le lendemain, sans pompe, à3 heures du matin. Un be!-esprit luifitcetEpitapheépigrammatique :
Aanr murmurer contre D Parqueeonnoiffuit le pouvoir ,
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On feu ! t > s “simonie.
On fuit voCúers
U n'aimoit pas les^com‘r‘ e '
M. Parfait l'ainé , héZ T'vrages de Boindin . “T ° U ',es donna au
public, en 1753 , en lvol ;
On trouve dans le premier 4 Co-medtes en prose. I. , r ' 0 * Car .Sons , compolee de concert avecla Motte; .1 se disputèrent eníu.tea qui elle appnrtenott le p | US . M .Hère ne Pcût pas revendiquée, quoi-qu’il y ait quelques traits fins &Agréables. II. Le Bal d'Auteuil, dontte mjet est nant 8c l’intrigue pi.
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quante. Elle est dans le genre deDancour , Sc l'aufeur imite jusqu'Lfa maniéré de dialoguer. III. LePort de Mer , avec la Motte , Sc plusdigne de faire-naître une disputeentr’eux. Elle sut applaudie , 8c estreste au théâtre. IV. Le Pctit-Mai •trede Robe , trop simple , quoiqu’as-sez bien dialoguée. A latètede cepremier volume est un Mémoire furfa vie & fes ouvrages , compose parlui même Cet homme qui se piquoitd être philosophe ,s’y donne, fanshesiter , tous les éloges qu 'un fadepanégyriste auroit eu quelque pei-ne à lui accorder. On a encore delui un Mémoire très-circonstancié8c rrès-calomnieux , dans lequel ilil accuse , après 40 ans, la Motte,Saurin £c Malaffaire négociant, d'a-voir comploté la manoeuvre quific-condamner le célèbre &. mal-heureux Rouf eau.. . Voici commeon peint Boindtn dans le Temple duGoût :
Vn raisonneur, avec un fausset aigre.Criait : » Mcjjìeurs , je fuis ce juge,» intègre,
" Qui toujours parle, argue & contredit,
» Je viens User tout ce qu* on applaudit.Lors la Critique apparut, & lui dît :
— k Ami Bardou, vous êtes un grandmaître :
Mais rì entrer ci en cet aimable lieu :Vous y vene\ pour fronder notre Dieu,Conttntetpvous dent pas le connaître. '»
Les mœurs de Boindin étoient austipures que peuvent l’être celles d’unAthée. Son coeur écoit généreux :
( Voy.Mas-,) mais il joignit à fesvertus la présomption 8c Fopinià-treté qui en est la fuite, une hu-meur bizarre , 8c un caractère inlo-ci3blc. C'étoit un beau parleur, 8cun médiocre écrivain. II échappaà U persécution. 8c au châtimentmalgré son athéisme , parcs que ,dans les disputes encre les Jésuites8c leurs adversaires , il pérora sou-vent dans les cassés contre ceux-ci.M. de la Place rapporte qu’il di-