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Et qu*un mot quelquefois n'y brave lacésure .
Mais c'cft qu'cn eux le vrai , du men-songe vainqueur ,
Partout se montre aux yeux & vasaifirle cœur f
Que le b'en & le mal y sont prisés aujusie,
Oue jamais un faquin n’y tient unrang auguste,
Et que mon cotur toujours conduisantmon esprit,
Ne dit rien aux Lecteurs , qu'a foi -même il n’ait'stit.
Ma pensée au grand jour partout s’offre& s'expose ;
Et mon vers, bien ou mal , dit toujoursquelque chose .
Au reste Buìleau faisoit toujours lesecond vers avant le premier , & ilcroyoit qu’en suiv. cette marche lesvers a voient plus desens&de force.C’étoit, selon lui, un des grandssecrets de !a pocsie franç., qu’il avoircommuniqué à Racine , à qui, di-soìt-il, il avoir appris à rimer dif-ficilement. Mais cette difficulté se,cache daus cet admirable tragiquefous les charmes d’une versificationtoujours élégante & facile , au lieuqu’elle fe montre quelquefois dansles ouvrages de Boileau , du moinsdans ceux de fa vieillesse. Un fi-nancier, homme-de-letrres, nomméle Verrier , ami de notre célèbrefatyrique , fit - exécuter son busteeu marbre par le fameux Girardon-,il choisit en même tems de Troypour peindre son portrait, qu’il fir-graver en 1704 par Drevct. On mitau bas de i'estampe les 4 vers quenous avons rapportés pag. précéd.que Boileau met fous le nom dele Verrier. Un conseiller au parle-ment ( Coutard, ) le fit aussi pein-dre par Rigault & graver une se-conde fois par Drevet. C'est le meil-leur de tous ses portraits. On Cornade cette inscription latine : Nico-lavs Boileau Despréaux ,m orvm lenitate et versvvmpicacitate xqve insignis. On
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a mis à la tête de sédition de sesŒuvres de 1740, un BoLzana , ouEntretiens de M. de Montchefnayavec l'auteur. Boileau n'y justifiepas toujours rinfeription de fouportrait , il y paroîr souvent dur& tranchant. Fontenelle a relevéquelques articles , dans lesquels outrouve des décisions un peu hardies.11 finit en disant, que « ce feroit» une chose curieuse que de bien re-» chercher quel caractère résulte de» tous les traits rapportés dans le,» Bohzana, qui est pourtant un mo-» miment élevé à fa gloire.;» Voy.les act. I. Boileau; Boursault;Bouhours ; ir Arnauld ; II. Go-deau ; Chapelle ; I. Crebillon ;St - Aulaire ; les Perrault ; St •Pavin , Sic. &c.
IV. BOILEAU, (Charles)abbéde Beaulieu , membre de ['académieFrançoise , s'adonna de bonne heu-re à la chaire. 11 prêcha devantLouis XIV , qui répandit fur lili sesbienfaits. Cet orateur mourut en1700,dans un âge assez avancé. C’é-toit un ami officieux , attentif àménager les occasions de faire plai-sir , ingénieux à les trouver, droitdans toutes ses vues, d'un carac-tère doux, 6c d’une vertu pure.II est connu par des Homélies &des Sermons fur les Evangiles duCarême , qui ont cté donnés au pu-blic après fa mort, par Richard, en2 vol. in-12, à Paris chez LouisGuérin, 1712. On a encore de luides Panégyriques , ih-S°. & in-12,qu'on entendit avec plaisir dans letcms.maisqu’on ne lit plus guéres.
V. BOILEAU, (Jean-Jacques )chanoine de l'église de S. Honoré àParis , étoit du diocèse d’Agen ,dans lequel il posséda une cure. Ladélicatesse de fa complexion l’ayaufobligé de la quitter , il se rendua Paris. Le cardinal de Nouilles lu*donna des témoignages de son es-time. II mourut le 10 Mars 1735 ,à 86 ans. On a de lui : I. Des