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Tome II.
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au cardinalat, sollicitée par disse-rens princes , (ju y ìl avoit paru êtreie prélat de tous les Etats catituii-que s, 6* ie ministre de toutes ics Cturs^

lui dit en le recevant a ('académie :Vous vous souvent ^ que mes voeux vousappeloient ic’ long-tcm< < vant que vousy pujjiei porter tant de titres, P.crfon-nc ne f p avoit mieux que moi , que vousy aurie\ apporté ceux que nous préfé-rons à tous les autres. Voltaire , laMotte & d’autres poètes ne le louè-rent pas moins ; & s’il sut déchiréaprès fa mort, il fut, selon l'usa-ge , encensé pendant sa vie. U eutbeaucoup de part à toutes les ré-volutions de la régenoc. Ce fut luiqui porta le duc à'Orléans á nepoint se soumettre à un conseil derégence. II mourut le io Août17Z3 , á 67 ans, des sentes de sesdébauches. Son magnifique Mauso-lée , qu’on voit dans régisse St Ho-noré a Paris , etì un des chef-d’œu-vresde Constats. Et didicêre, uttns,murmura, f alfa loquil On frappa d’a-bord après fa mort une médaille enson honneur. D’un coté étoit sonelfigie; de 1 l'autreun arbrerenver-fé par la tempête, avec ces mots àl'entour: Visa est , ium fletit, tnint-r.La satyre lui composa une épitaphebien différente-, & en considérantles moyens de Ion élévation & lestalens qu’il développa dans sesplaces ,it méritoit peut - ctre l’unegí l’aurre. Beaucoup de gens, (ditl’abbé de St-Pieire dans ses Anna-les Politiques ) furent surpris de lagrandeur 6c de la vitesse de sa for-tune , sur-tout quand ils se souve-noient de sa naissance & de ses vi-ces. Mais ils ne faisoient pas ré-flexion, qu’il avoir beaucoup d es-prit pour connoìtre le soible deshommes, 81 beaucoup d'habiletépour les prendre par cet endroit-là.Ils ne faisoient pas réflexion, qu’ilne dormoit presque point, qu’il li-soit très-peu, qu’il n’aimoit ni la

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table, ni la conversation ; & P 3econséquent, qu'ìl avoit quatre foi*plus de tems que les antres pourpenser perpétuellement à augmen-ter sa fortune, pour prévenir Ie Sobstacles qu’il avoit à craindre, SCpour chercher les moyens Hifférensde les surmonter. Ils ne pensaientpas, qu’un esprit ardent qui a plu*de loisir qu’un autre. qui n’a qu’unbut en vue, trouve vingt sois plusd’expédiens pour y arriver. Ils nesongeoient pas, que qui n’a ni ami-tié, ni gratitude, ni probité , n’estpoint arrêté dans ses projets, com-me un homme juste, l's n’otsser-voient pas qu’un ambitieux dontla fortune dépend d'un seul hom-me, qu’il entoure & qu’il fait-en-tourer par des espions, peut arri-ver bientôt à fou but, lorsqu’iln®se rebute jamais de rien , qu’il souf-fre tout avec patience, qu’il veutfortement, & sur-tout lorsqu’il peutdétruire dans l’esprit de son maî-tre, ou par des ridicules , ou p ardes calomnies, tous ceux qui peu-vent rapprocher. Si ceux qui ontété surpris de fa fortune , a voientfait ces réflexions, ils auroient vuque, par les lyis ordinaires de

providence , il étoit impossible qu el’abbé du Bois ne disposât de toutel’atitorité du régent. Mais après tou*fut-il plus heureux qu’un autre tNon ; car il disoit souvent à Fonte''ne 7 e, ( Voy. ce mot ) qui tâchoit d ele consoler de son élévation ■ ^voudrait ètic à Paris dans un cttt'

quiéme étage , avec une gouvernante 7cinq cens écus dc rente ! Voilà ce qutoit cet homme agité d’une fièvre

continuelle d’ambition .

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de goûter les amusemens & les pl al ‘sirs ordinaires, odieux ou ridicul eaux yeux de son maître, qu 1 ’jouoit de son premier ministre e<ll’employant. Que les petits , etlvoyant de tels exemples, sçache°*jouir tranquillement de leurtnéd 10