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Tome II.
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nèbres un air maniéré Sc monoto-ne , qui en dépare quelquefois lesbeautés.

BOISMORAND , ( l’Abbé Clai-ron de ) né à Quimper vers 1680 ,fut long-tems Jésuite , & mourut áParis en 1740 sous la haire & le ci-liée , après avoir été un des plusgrands jureurs &un des plus déter-minés joueurs de France, Lorsqu’ilaVoit épuisé sa bourse au jeu, unede ses ressources étoit de lâchercontre les Jésuites, ses anciens con-frères, des brochures très-piquan-tes , qu’il publioit sous le voile deParonyme. I! alloit offrir en mêmerems á ceux qu’il avoir outrages,de réfuter les injures qu'on venoitde leur prodiguer. St les réfutoit ef-feílivement , moyennant de bonshonoraires. Ce petit manège, quipeut-être n’est qu’un conte fait àplaisir, fut découvert par les Jésui-tes , qui crurent devoir dissimuleravec un homme dont la plumectoitredoutable. L’abbé de Boismorandavoir en effet beaucoup d’esprit. Scune imagination vive , forte & fé-conde. Nous avons de lui plusieursMémoires pour des affaires épineu-ses & célèbres. 11 y en a trois ouquatre, que l’on compare à ce qu’ona fait de plus éloquent en ce genre.Plusieurs écrivains lui attribuent lesMémoires de la cour de Philippe-Au-guste, connus sous le nom de Mil*de Lujfatu

BOlSROBERT , ( François leMetel de ) de Pacadémie Fran-çoise , à rétablissement de laquelleil contribua beaucoup , abbé deChâtillon-sur-Seine,naquità Caenl’an 1591, & mourut en 1661. Saconversation étoit enjouée. U sça-voic par coeur beaucoup de contesde Bccact , de Beroald , & fur-toutle Moyen de parvenir de ce dernier.Son imagination, nourrie de bon-re-heure de tous les auteurs facé-tieux , lui fourniffoit le moyen d'a-

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muser & de faire-rire. Citais , p r ®~mier médecin du cardinal de Ricbe-lieu , avoir coutume de dite à ceministre : Monseigneur , toutes nQtdrogues font inutiles , fi vous n 'ylc\ une dragme de Boisrohat. Le car-dinal ne pouvoir se passer de se*plaisanteries. C’étoit son bel-efpmj& son bouffon. Bvifroben ayant ét®disgracié , eut recours á Citois , q u *mit au bat du mémoire , comme pal’ordonnance de médecine : RtcltBoisroeert, Cette turlupinade J 9sit-rappelle... Le goût de la piafsarueriel’accompagna jusqu’au tom-beau. Dans fa dernière maladie tcomme on le pressoir de faire-vem run confesseur : Oui , je le veux biefsdit il, yu’op m'en aille quérirun\ ma líJur-tout qu on ne ni amène point dcJanséniste.. Mais doit-on croire c*que rapporte Niceron i qu’ayan*trouvé un homme blessé à mort dan*une rue , il lui dît, pour toute ex-hortation : Mon ami , pensera Dits sdites votrcBENEDiciTE.De tels con-tes, inventés par les ennemis d'»nauteur, ne devroient point entre*dans son histoire. On a de Boisben : I. Diverses Poéfies’sta r" partie»1647 » m-4°; 8t la 2% 1659, in-S '11. Des Lettres dans le Recueil é®Farts , in-S 3 . III. Des Tragédies,^Comédies & des Contes , qui porte»*le nom de son frète Antoine le M 1 'te/,S' d ’Ouville : [Voy. OuvilI-E);IV. Histoire indienne déAnaxandrld'Or a fie , 1629 , in 8". V. Nouvfi"les Héroïques, 1 627, in-S". Ses R'*'cet- de-thédtre , applaudies par le e**’dînai de Richelieu 8c par quelq»Ç s 'uns de ses flateurs , sont enséveh* 5dans la poussière. Mal/evil/e abien peint l’abbé de Boifrobert J» 11 *ce rondeau :

Coëssé d’un froc bien rafinéFt revêtu d’un DoyennéQui lui rapporte de quoi frireFrété René devient Messire.

Et vit comme un déterminé.

Un Prélat riche & fortuné