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BORDES, (Charles) de l’aca-démie de Lyon , fa patrie, morten tySt , a été poète 8c philo-sophe , 8c a bien écrit en vers ocen prose. 11 réfuta, dans deuxDiscours justement applaudis , ce-lui que Jean-Jacques Ruujj'eau avoitpublié contre les sciences. Nousavons encore de lui de petitesEpitrcs en vers, dont le ton étoitsi agréable, qu'on en attribua quel-ques - unes à Voltaire. Mais cesbagatelles légéres font intérieuresà une belle Ode fur la Guerre ,imprimée dans presque tous lesRecueils de poésie, 8c que lesguerriers ainsi que les poètes de-vroient fçavoir par cœur. 11 aparu un Recueil de ses (Eûmesen 4 vol. in-8°. Lyon 178;. Ony distingue une Tragédie intituléeBlanche de Bourbon , ( même sujetque Pierre le Cruel de du Beiloi ) ;plusieurs Cumédits, qui offrent desdétails ingénieux : des Poésies di-verses, pleinesd’esprít 8c de raison;des Pile t s académiques bien écrites,Lee. Lee. Voy. Borde.
B O R D E U, ( Théophile de )naquit le n Février 1711 á Ifestedans la vallée d’Offan en Béarn,d 'Antoine de Bordeu, médecin duroi à Barège, homme distinguédans son art. Le fils fut digne dupere. A l’àge de vingt ans , pourparvenir au grade de bachelierdans l’université de Montpellieroù il étudioit alors , il soutint unethèse De Senfu genericc confiderato,qui renferme le germe de tous lesouvrages qu’il publia depuis. Desconnaissances si précoces détermi-nèrent ses professeurs à le dispen-ser de plusieurs actes par lesquelson parvient á la licence. Aprèsavoir passé quelque tems à Pau ,il retourna en 1745 a Montpellier,où il professa. L'année d’après lejeune médecin se rendit a Paris ,«ù il s'acquit ls plus grande repu-
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ration. Ayant pris ses licences dan»cette ville en 1755 , il fut nommemédecin dc l’hôpital de la Charité.II mourut d’apoplexie la nuit durz au 24 Novembre 1776. D nemélancolie profonde, produite parune goutte vague, précéda sesderniers jours. On le trouva mortdans son lit. L’un de ses confrères,qui ne l’aimoit point, 8c qui avoittravaillé à le perdre en lui susci-tant un procès déshonorant, dit:Je n’aurois pas cru qu’il fût morthorizontalement. Mais une dame in-génieuse répara ce sarcasme, endisant dans une société choisie :Que la Mort le craignait Ji fort ,qu’elle Vavoit pris en dormant. Lafacilité avec laquelle il exerçoit f»profession, son éloignement pourles remèdes, 8c fa confiance dansla nature, lui ont quelquefois attiréle reproche de ne pas croire beau-coup à la médecine ; mais ses dou-tes étoient d'autant moins blâma-bles , qu’il s'occupa fans cesse árendre les ressources de son artplus certaines. 11 ne disputoit plusdu tout fur la fin de fa vie, parcequ’apparemmenr il avoit beaucoup& inutilement disputé dans fa jeu-nesse. Personne ne sçavoit doutercomme lui , & prononcer ce motque 1'ignorance ne prononce ja-mais, je ne /fais. II avoit peu deconfiance en son propre fçavoir,8c croyois aussi difficilement à celuides autres. En voyant ce grandnombre de Cours dans tous lesgenres, qu’on propose tous lesjours, il avoit coutume de dire:Ne fera - t - on jamais de Cours deban - sens ? Coinme il s’expliquoitquelquefois trop durement fur lemérite des autres, quelques - un sde lès confrères lui disputèrent 1®sien. On ne peut cependint I*révoquer en doute, lorsqu’on 3lq ses ouvrages. Les principauxfont : I. lettres fur let Eaux mid‘‘