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ques du Louvre , 8c l’un des secré-taires ordinaires du duc d 'Orléans.Le tuvaìl altéra fa santé , & il futvieux avant le rems. U mourut auchâteau de Loches le iï Juin 176 3,dans fa 41°. ann.Les qualités de fouame lui avoient fait des protecteursardens & des amis tendres. Dansfes écrits , comme dans tes moeurs,tout fut louable , & rien n’annon*çoit le défi r d'être loué. Avec lestalcns'qui rendent célèbre , il af-piroit fur-tout á f honneur d’ctreutile. Cependant f ambition litté-raire, qui u’est pas la plus foibledes ambitions , ne le trouva pasinsensible , ( Voye^-en un trait dansl’article le Biav , n°. 11. ) 11 vou-lut être aussi de 1 académie Fran-çoise -, il sollicita vivement Duclos,qui en doit le secrétaire. 11 luisîtsentir qu’étant atteint d’une maladiequi le minoit, il laiíTeroit bien-tôtla place vacante. Le íecrctaire,hon-néte-homme , mais homme dur ,eut la cruauté de lui répondre quect n étoit point é l'Académie Françoisede donner l'Extrêmc-onclìon... Bou-gainville fe consola de ce refus enphilosophe. L’art détestable de lasatyre, de l’intriguc , de la tra-casserie , ( aujourd’hui si communparmi les gens-de-lettres ) lui étoitinconnu. On a de lui : I. L ne Tra-duction de l’ Ami-Lucrèce du car-dinal de Fuiignac , en 2 vol. in-8",ou un vol. in-tz; précédée d’unDiscours préliminaire , plein d’ef-prit & de raison. Sa veiiion respirepar-tout l’élégancc & la force ; maisFauteur n’a pas assez senti subli-mation où il étoit, de ne permettreà fa prose aucun mot, aucune phra-se , presque aucun tour , qui nepût être admis en bonne poésie.II. Parallèle de l’expédition de Tho-mas Koulrkan dans les Indes , aveccelle d'Alexandre : rempli de fça-voir, d'idées, d’imagination & d’é-
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loquence, mais quelquefois un P® 1 *bourfoustlé.
BOUGEANT, (Guillaume-Hya-cinthe ) né à Quimper le 4 Novem-bre 1690, Jésuite en 1706, mou-rut á Paris le 7 Janvier 1743 * 51ans. Après avoir professé les hu-manités à Caen 8c à Nevers , il v ‘ ntau collège de Louis le Grand à Paris»8c n'en sortit que dans son courtexil à la Flèche , occasionné patson Amusement philosophique sur Blangage des Bêtes. Ce livre, dans le-quel il soutient que les Démon*animent les brutes , adressé a unefemme, est plein de grâces, de fail-lies , 8c même de jolis complimens.Si l’on cn croie un auteur janféni/"'te , le Jésuite avoir autant étudiele langage de la galanterie que ce-lui des bêtes. Personne ne connoif-soit plus parfaitement la carte , l fSmoeurs 8c la langue du pays de R°'mande , dont il publia le Voya? < «fous le nom de Fanjérédin. II con*noissoit beaucoup aussi celles de l*société & de l’amitié , 8c il fut au-tant recherché pour l’enjoueme ntde l'on caractère, que pour fes lu-mières. Les travaux & les chagrin*qu’il essuya, hâtèrent fa mort. Ona de lui plusieurs ouvrages , qu*ont rendu fa mémoire illustre. 1*Hìfi.ire des Guerres & des Síg L 'C : -’'tien.* qui précédèrent le Traité diphalie , fous les ministres de llicd"lieu & de Malaria ,en 2 vol. in-l 1 *Cet ouvrage , rempli de faits cu-rieux , est écrit avec élégance 8*avec noblesse. 11 paroît que l’* u 'teur étoit né avec des talens p°u fla politique , du discernement, “la pénétration 8c du goût. 11. "ftoire du Traité de Wejlphalie. - ^ " 'in-4°. ou 4 vol. in-iî, 174-5-sagesse des réssexions, les recheÇ^ches curieuses 8c intéressantes, 'dévelopement des caractères & *ruses des négociateurs, l’tlég 80