Band 
Tome II.
Seite
212
JPEG-Download
 

rir B O U

litude une inflexibilité, une rudessede caractère, que la société ne putpoint adoucir. Le peu de connois-sance qu’il avoir des hommes, lerendoit inquiet & défiant. 11 étoitporté à regarder ceux qui s’occu-potent des mômes objets que lui,comme des ennemis, qui vouloientlui enlever une partie de fa gloire.

II eut des disputes avec M. de laCondamine , qui répandirent l’amer-tume fur fa vie , parce que cet in-génieux académicien fçut mettre ,3e public de son côté. Nous avonsde Bongucr plusieurs ouvrages. Lesprincipaux font: I. La Constructiondu Navire , I746, in-4 0 . II. La Fi-gure de la Terre , 1749 > in-4”. III.Traité d'Optique., 1760 , in-4”, IV»La Manœuvre des Vaisseaux, 1757,in-4". V. Traité de la Navigation,1713 , in-4”, donné depuis par M.ácla Caille, 1761, in8", & estimécomme les précéd. II y a , dans lesdeux derniers, des vues nouvelles.

BOUHIER, (Jean ) président-à-mortier au parlement de Dijon ,naquit dans cette ville le 16 Mars1673. Ses talens pour les lettres,les [langues & la jurisprudence, sedévelópérent debonne-heurc. L’a-cadcmie Françoise lui ouvrit sesportes en 1727. Il.mourut à Dijonle 17 Mars 1746, á 73 ans, entreles bras du P. Oudin , Jésuite, sonami. Le président Boulier s'adonnaà la poésie dès fa jeunesse. Ce futd’abord pour égayer les occupa-tions de son état, enfuit e pour avoirnn soulagement contre les dou-leurs de la goutte. On a de lui :I. La Traduction en vers du poèmede Pétrone fur la guerre civile , &de quelques morceaux d 'Ovide &de Virgile. Ses vers ne manquentpas d’unc certaine élégance ; maisils font quelquefois négligés. Lesremarques dont il a accompagnéses versions , sont du fçavant leplus profond. II. La Traduction des

B O U

Tu/culanes de Cicéron , avec l’abbSà’Olivet, Les morceaux traduitspar le président Boukitr sont fidè-les ; mais on y desireroit quelque-fois plus de précision & de cha-leur , de force & d'élégance. III»

Des Lettres fur les Thérapeutes ,17x2, in 12. IV. Des Dissertationsíur Hérodote , avec des Mémoiresfur la vie du président Boulùer,Dijon, 1746 , in-4”. V. Des ou-vrages de Jurisprudence, &c. &c.Sa Coutume de Bourgogne , Dijon ,1746, en 2 vol. in-fol. , est le plusrecherché. On fait cas auflì de faDissolution du mariage pour caused'impuissance, in-S°.Tous ces écritsrespirent l’érudition.

BOUHOURS, (Dominique) néá Paris en 1628 , Jésuite à l’àge de16 ans, fut chargé, après avoir pro-teste les humanités , de veiller àl’éducation des deux jeunes prin-ces de Longueville , & ensuite á cel-le du marquis de Seignelai , fils dugrand Colbert. 11 mourut à Paris le27 Mai 1702 , à 75 ans, d’une ma-ladie violente qui f emporta en peude jours. On a écrit, (car que n’é-crit-on pas ? ) qu’étant à í’extré-mité , il dît aux aflistans , en gram-mairien qui vouloir jouer son rô-le jufqu’au bout : » Je vas ou je» vais mourir, l’un & l’autre le« dit. » Mais il faut mettre cettefroide bouffonnerie au rang desplatitudes débitées de tout rems furle compte des écrivains qui sontquelque sensation. C’étoit un hom-me poli, dit f abbé de Longuerue,ne condamnant personne , & cher-chant à excuser tout le monde. L*nature avoir peint sur son visage]*douceur de son ame. II avoit l’a'thonnête, agréable, & la physiono-mie spirituelle. Son caractère éto>taffable, égal & ouvert. Voilà Ç®qu’il se montroit dans la societe >car son amour-propre blessé p ar **critique, fit que dans ses ouvr*g cS