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pense. Les Lacédémoniens rendi-rent des honneurs publics à la mere& au fils , & firent élever , á leurlibérateur un mausolée au milieude la place publique.
BRAUN, ( George) archidia-cre de Dortmund, 8c doyen deNotre-Dame in gradibus , à Colo-gne storissoit dans le xvi' siécle.II est principalement connu par sonTheatrum urblum , en plusieurs vol.in-sol. On a encore de lui un Traitede controverse contre les Luthériens,Cologne 1605 , in-sol. dans lequelil développe les ruses dont ils sefont servi pour répandre leur reli-gion. II les compare á un coin, dontla partie la plus déliée , une fois en -crée dans le bois , sert à introduireles parties plus épaijfes.
BRAUNBOM, ( Frédéric)Pro-testant d’Allemagne, s’avisa de pu-blier en 1613 , un livre in-4°. sousCe titre : Florum Flaminiorum Hotna-nenfium Pipalium decas. II y fixechaque période du règne de ['Anté-christ , fa naissance, fa jeunesse,son adolescence, Lee. II trouve fortfinement l’Antc- Christ dans le Pape,& prouve admirablement bien tjuele Monde devait stnir en tjtt. L ac-complissent. de fa prophétie est unepreuve du cas que l’on doit fairedes visionnaires St des enthousiastes.
BRAVER , Braur , ou. Bro-ker, ( Adrien ) peintre Flamand ,naquit à Oudenarde en 1600. IIcommença , dans son enfance , à1 «présenter sur de la toile des fleurskc des oiseaux, que sa mere ven-doir aux femmes de la campagne ;& finit par des ouvrages grotes-ques & des figures en petit, que1 on achetoir au poids de l'or. SonUttelier éroit ordinairement dansquelque taverne. II entroit danstoiit.s les querelles des ivrognes ,après s’ètre soûlé avec eux. Ar-teté à Anvers comme espion, il««manda qu’on le laissât travail-
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Ier : il se mit á peindre des SoldatsEspagnols occuper à jouer, & ] e sreprésenta avec tant de feu & devérité, que Rubens offrit 600 flo-rins de ce tableau , 8c obtint faliberté cn se rendant la caution.La crapule altéra fa santé. II mou-rut à Anvers en 1640, âgé de 32ans seulement, si pauvre , qu’il fal-lut quêter pour le faire-enterrer.L’enjouement ne le quitta jamaisau milieu de la misère. Tous sestableaux représentent des scènesréjouissantes. On y voit des Que-relles de Cabaret, des Filoux jouantaux cartes , des Fumeurs , des Ivro-gnes , des Soldats , des Noces deVillage, La nature y est rendueavec une grande vérité. Sa tou-che est fort légére , ses couleurstrès-bien entendues, 8c ses figuresont beaucoup d’exprellion. Sesouvr. fe vendent fort cher 8c fonttrès rares..
I. BREBEUF, ( Jean de ) Jésuite,naquit à Bayeux en 1393 , d’unefamille noble. Apres avoir professéavec distinction dans plusieurs col-lèges de son ordre , il fut envoyél'an 1625 aux missions du Canada ,où il convertit à la Foi plus de7000 hommes. Commeilétoit chezles Hurons, ennemis des Iroquois ,ceux-ci qui étoient on guerre aveceux , le prirent , lui jetterent dï
Tenu bouillante fur ia tête en dé-rision du baptême , 8c le brûlèrentensuite à-petit-feu l’an 1649,0 53ans. Sa patience dans ce crtiel sup-plice, qui dura 13 heures , touchaces barbares , 8c plusieurs se con-vertirent. Le ?. de Brébeuf étoitoncle du suivant.
II. BREBEUF, ( George de ) nénon à Rouen, mais â Thorigny enbasse,Normandie , l’an 1618 , cul-tiva de bonne-heure la poésie. IIdébuta par une Traduction du vn°livre de T Enéide en vers burles-ques S Sc quelque tems après , il