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publia une autre version burlesquedu premier livre de Lucain. Ontrouve dans celle-ci une satyreingénieuse & enjouée contre la va-nité de ces grands seigneurs quine peuvent un moment oublierleur grandeur 8c leurs titres ; &contre la bassesse de ces âmes toi-bles & viles qui les flattent commedes Dieux , dans l’efpérancede paf-venir à ia fortune. On dit que Bré-ieuf, dans sa jeunesse, n’avoit degoût que pour Horace ; & qu’unde ses amis, qui n’aimoit que Lu-cain , le lui fit goûter & l'engageaá le traduire. Sa Pharsale parut en165S , in-12 ; 8c on 1 admira , mal-gré les hyperboles excessives, lestyle enflé , les antithèses multi-pliées, les faux-brillans , les pen-sées gigantesques, les descriptionspompeuses, mais peu naturelles. Lecoloris brillant de cet ouvrage , labonne poésie 8c le génie qui se fait-sentir dans quelq. morceaux ébloui-rent la cour 8c la ville. Malariafit de grandes promesses au tra-ducteur ; mais ce cardinal étantmort, 8c les autres protecteurs deBrébcus se bornant à des caresses ,
11 se retira à Venoix, près de Caen,8c y mourut en 1661 , à 43 ans.Les dernières années de fa vie fu-rent remplies par des exercices depiété. Son caractère étoit doux 8cmodeste. La conversation de sesamis étoit le seul soulagement deslongues maladies dont il fut affli-gé. Une fièvre opiniâtre le tour-menta plus de vingt années , 8cc'est dans ses cruels accès qu’il com-posa sa Pharsaie, On a encore delui : I. Les Entretient solitaires t in-
12 : poésies chrétiennes , fort infé-rieures à fes productions profa-nes. II. Un Recueil d’iSuvres diver-ses, 1664,2 vol. in-12 , qui offrequelquefois de jolis vers. On y trou-ve les tg0 Epigrammes contre unefemme /ardée , qui furent le fruit
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d’une gageure , mais que l’auteutn’avoit pas parié faire toutes bon-nes ; une douzaine au plus font pi-quantes. III, Des Eloges poétiques ,&c. in-12, IV. Défense de E EgliseRomaine , in-12 , 1671... Voye\Cadaìus.
BRECOURT , ( Guillaume Mar-toureau , sieur de ) poète François,comédien excellent 8c mauvais au-teur , repréfentoit avec plus desuccès qu'il ne composott. 11 ren-doit très - bien les rôles de roi 8cde héros dans les tragédies , 8c ceuxà manteau dans les comédies. Sonjeu étoit tellement animé , qu’tlse rompit une veine en jouant sacomédie de Timon , ( en un seulacte en vers,) qu’il vouloir faire-valoir au moins par Faction. IImourut de cet accident en 1685.Ses pièces dramatiques furent laplupart si niées. L 'Ombre de Molière ,en un acte Sc en prose , est de lui,ainsi que la Mort de Jodelet ; la Nocede Vitlage , en un acte 8c en vers ;le Jaloux invifikle , en 5 actes, aus-si en vers. 11 y a quelques traitscomiques dans ces pièces; mais cestraits, semés de loin en loin, n’enrachètent pas les défauts , l’incor-rection du style, le défaut d’inven-tiòn , la grossièreté des plaisante-ries , Scc. Tous fes sujets font malconduits ; on n’y remarque aucuncaractère bien dessiné : ce qu’il y ade passable ne doit être attribuéqu’á la connoiflance qu’il avoicdu théâtre , 8c à l’habitude journa-lière qui lui donnoit le moyen d’ê-tre au fait de ce qui pouvoir réus-sir dans le moment.
BREDENBACH , ( Matthias )commentateur 8c controversiste ,natif de Kerpen dans lefc.Pays-Bas , fut principal du collège d’E-merick. 11 mourut en 1659 à 70ans, laissant deux fils , qui culti-vèrent les lettres. On a du pere,des Traités de. controverse j des Com-