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Tome II.
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cès de cette expédition d’Angle-terre n’empècha pas que Brtqé neparût à la cour , & n’y jouît mêmede beaucoup de conljdération. Laguerre du Bien-public , allumée en*45 5 ?ar le corn e de Chu r oiois ,étoit bien embarrassante pour LouisXI. Quoique ce prince soupçonnâtBrc^é d’être d’intclligencé avec sc nennemi , il ne craignit point de s’ou-vrirà lui fur les moyens de Ja ter-miner. U lui fit part môme des soup-çons qu il avoir fur fa fidélité.Brc\é, qui tournoit tout en plai-santerie , ne se défendit que parune réponse plaisante qui parut sa-tisfaire le roi. Louis lui donna lecommandement de l’avant-garde àla fameuse journée de Montihéri ;&, soit que Bre\l eût été piqué parquelque reproche , soit qu’il fûtnaturellement brave, il chargeaavec si peu déménagement, qu’ilfut tué des premiers le 14 Juillet1465. II étoit vêtu de la corte-d'ar-mes du roi, qu’il avoir prise pourdonner le change à l’ennemi. C’estlui qui difoit à Louis XI, montéfur une petite haquenée : Que quel-que foible que parût cette monture , elleétoit pourtant la plus forte qu on pûttrouver, puisqu’elle portoit feule SaMajesté & tout son conseil. 11 auroitpu ajouter: & tous ses amis... Phi-lippe de Ccmines , qui dans ses Mé-moires est souvent l’écho du soup-çonneux Louis XI, prétend queBras trahissent réellemét ce prince.Mais il est difficile de penser qu’unhomme têt que le comte de Mau-lévrier, se fasse-tuer pour le princequ’il trahit... Jacques de Brízé sonfils, grand-lénéchal de Normandie,épousa en 1462 Charlotte , fille na-turelle de Charles Vil & dc la belleAgnes Sorel , & aussi galante que samere. II la surprit en adultère , &la poignarda à Romiers près deDourdan le 14 Juin 1476. Commele crime n’étoit pas bien prouvé,

BRI

il fut poursuivi & condamne itcent mille écus d’amende, pourle payement desquels il abandonnatoutes ses terres. Mais après la morede Louis XI, il fe pourvut au parle-ment, qui cassa en 1484 tout cequi s’étoit fait contre lui.

II. BRFZÈ , Voye^ Ma 1 r L !..

BRESILLAC, ( Jean - Françoisde) Bénédictin de la congrégationde i>. Maur, né á Fanjeaux dan*le diocèse de Mirepoix le 12 Avril1710, fit profession en 1727 , ®Cmourut le n Juin 1780. II a con-tinué ('Histoire de D. Martin sononck: ( Voyei Martin n” XV.) onJui doit aussi la traduction du Court

de Mathématiques de ÏVolff, qu’il pn-bl:a conjointement avec D. Pernctiïen 1747,3 vol. in-8°. Les traduc-teurs ont ajouté à l'original dissc-rens traités avec beaucoup d’obfei'vations & d’édaircissemens.

BR1ANV1LLE, Voy. BongaR 5 '

BRIANVILLE, ( Oronce Fin 6de ) abbé de S. Benoît de Quincy »mort en 1675, a donné: I.Une fl*'fioire de France , 1664 , in-12 , don!les têtes des rois font jolime ntgravées. II. Une Histoire sacrée, Jvol. in-12, avec des figures d®le Clerc ; le tome 1". est de 167O»le 2°. de 1671, & le 3'. de 167!'La réimpression de 1693 est moin*estimée. Ces deux ouvrages ne sonrecherchés que pour les estampe* »car l’abbé de Brianville étoit nécrivain fort médiocre.

BRIARD . (Jean) vice chance-lier de l 'université de Louvatn -

trit-

on-

étoit de Bailleul dans le Haina 111 fut fort lié avec Eiajine, &rut en 1520. On a de lui plissiez ,traités en latin : un fur ìtt Lo‘t‘ run autre fur la cause des /ndll/gettre^'&c. 11 ne faut pas le confondre 3 MLambert Briard , président de ^lines , mort en 15 47, & auteurquelques ouvrages de Droit-BRIARÉE, Voye\ ECÉoS-