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Tome II.
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Bnts des meilleurs comiques d’A-*hènes 6c de Rome, Celles qu’onjoue 8c qu’on lit avec le plus deplaisir , sont : 1. Le Grandeur ; co-médie égale à la plupart des pe-Utes pièces de Mol ère , pour l'in-tr *gue , l’enjouement £c la bonnePlaisanterie. Elle étoit d’abord en5 actes • mais Palaprat la réduisit® H. Ce petit chef-d’œuvre drama-•‘que fut reçu avec froideur descomédiens , Lc même du public ,quoique le caractère principal y soitdéveloppé avec autant de véritéque de finesse. Mais 1c dénouementne parut pas heureux, lî. Le Muet,comédie en 5 actes , imitée de l 'Eu-n, ‘lue de TJrcnce. II y a du bon co-nque dans plulieurs scènes ; lest yle est agréable 8c facilei III. L7m-P^tant ,j e £ jur t en j a ctes , qui ,sa , ns manquer de feu & de comique,Pòclre par le caractère du princi-Pal personnage. C’est moins un im-Pottant, qu’un pitoyable provin-c ial qui veut prendre les airs dede la cour , & qui ne la connoitP as - I V. VAvocat Patelin , piéceLucienne , fous Charles VI. [ Voye 3?• Manchet. ) à laquelle il donna. charmes de la nouveauté. Braiysra leunit ce monument de la naive-Ju gauloise, fans lui fairc-perdrea simplicité qui en fait le mérite,•-ettî comédie Sc celle du Groa-"•" r feront jouées 8c applaudies ,•ent qu’il y aura en France un•héâtre 8c un parterre. V. La force“ Sa ng , en 3 actes, où il y aquelq 1 , endroits qui plaisent. Tou-tes ces pièces sont en prose; cel-es que nous avons en vers, ne,? nt pas ausiì estimées. Sa corné-le de V Opiniâtre est versifiée com-les pièces de nos mauvais au-eurs, sèchement 8c durement. S’iljJ * de h chaleur dans faction,r n y en a point dans le comique.

e caractère de l’Opiniâtre n’y estq' e crayonné. Les Tragédies de

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Brucys ont beaucoup moins illus-tré la scène , que ses C.médies. S»Gabinie , tirée d’une tragédie latinsdu Pere Jourdain , Jésuite, offre destableaux bien peints 8c des situa-tions attendrissantes ; maïs on ne Ucomptera jamais parmi nos cltef-d’œuvres. Son Asba , piéce roma-nesque, dans laquelle un scélératpoignarde son fils , 8c se livre lui-même à la Justice pour subir lechâtiment de ses crimes , est assezbien imaginée, mais mal exécutée.Lijimachus, piéce vraiment tragique,fondée fur le véritable héroïsme ,a de tems en tems quelques beau-tés ; mais le plan en est mauvais ,8c les vers davantage. On a enco-re de Bruéys une Paraphrase enprose de VArt Poétique d'Horace ,qui n'est proprement qu’u n com-mentaire suivi , où il délaie lessentences vives , précises 8c éner-giques du poète latin. Toutes lespièces dramatiques de cet auteuront été recueillies en 1735, en 3vol. in-8\ Bruéys redevint contro-versiste dans (es dernières années.11 publia de nouveaux écrits dansce genre : le plus connu est son His-toire da Fanatisme , 011 des Ccvènes ,1713,3 vol. in-12. Cet auteur ai-mable imita mieux Molière que Bos-suet. Ses écrits de controverse man-quent de force Sc d'élégance. 11mourut à Montpellier le 25 No-vembre 1723 , à 83 ans.

BRUGES, ( Jean de ) peintreFlamand, frere Sc disciple de HubertEíck ( Voy. F.ició ), est regardé com-me le premier inventeur de la ma-niéré de peindre à l'huile.Cet artistecultivoit ],» chymie enmême-temsque la peinture. U11 jour qti’il cher-choit un vernis pour donner dubrillant, il trouva que l'hinle delin ou de noix , mclce avec les cou-leurs , faisoic un corps solide 8c écla-tant , qui n’avoit pas besoin de ver-nis, 11 se servitude ce secret , qui

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