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Silleri,} V . Maj. m'excusera', les Roisnc meurent point en France. Le pou-V01r du chancelier déclina de jouren jour. Ce fut moins peut-êtreP a r fa faute , que par le change-ant des minìtlres St des favoris ,Vttle traitèrent bien ou mal, se-l°n qu'il s'accommodoit plus ou"toins à leurs intérêts, & selon queion fils aîné, le célébré marquis dePúfieux , qu e Louis A 7 i/aimabeau-COu Ppendant quelque tems.étoitplus Ou moins en faveur. La fortu-n 5 ie joua dix ans de Silleri -, tan-,ot chassé de la cour , tantôt rap-pelle avec honneur, toujours in-^îrtain de son fort. On lui ôtales sceaux au mois de Mai t6iL ;
On >es lui rendit fur la fm de Jan-. v ier réaz. Averti par des anus sûrsS u ’on alloit les lui redemander, ilcs remit en Janvier 1.62,4. On lui‘t-dire , peu de tems après , de ietet irer dans fa terre de Silleri. CetOrdre fu t un coup de foudre pourn>- II faifoit des lamentations, com-s'il n’eût jamais essuyé de dif-krace. On fut surpris de cet abatte-n>vnt, on ne feavoitsi c’étoit l’effet? e la faiblesse naturelle aux vieil-"rds, ou une fuite de l’attache-m ent que ce chancelier avoir euau X richesses & aux honneurs. II? tì urut à Silleri le i" Octob. 1624»de 80 ans. Les médecins ne° u lant pas lui annoncer la mort ,Valet-de-chambre s’en chargea.Ronfleur , lui dit ce fidèle domesti-*lde , votre procès vient d'être jupe', ilJ“i‘t vous préparer à la mort'.'fouspins que 7 ou S heures à vivres'~~~M.on ami , répondit le chancelier ,trn ployans-lc donc bien : va me chercher** con j c Jseur-, ôc il vit approcher^ dernière heure av'ec résignation,vtoit on homme fin & délié ,oujours fur ses gardes , qui ai-so ° u , la gloire Sc l’arger.t. On di-K a -'a cour, qu'il ne régloits liaisons que fur ses intérêts.
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Voici fous quels traits le peignit unjour Henri IV, dans un entretien fa-milier, où il traça à ses courtisans leportrait de ses différens ministres>> Silleri est d’un nature! patient, &
» complaisant, merveilleusement sou-» pic ,adroit&industrietixdans tonte» la conduite de fa vie. 11 a l’cfprit» très-bon, il est assez, versé dans tou-» tes fortes de sciences & d’affaires" de fa profession ; il n’est pas même” ignorant des autres. It parie assez» bien, déduit & présente fort claî-» rement une affaire. 11 n’est point» homme pour faire des malices noi-» res ; mais il ne laisse pourtant pas» d’aimer grandement les biens & les» honneurs, & de s’accommoder à» tout pour en avoir. II n’e/l pas» ci’bumeur á bazarder légèrement ja-» mais fa personne , ni fa fortune ,
» pour celles d’autrui. Ses vertus &
» les défauts étant a nsi compensés,
» il m’est facile d’employer utilement» les premières , Lc de me garantir» dis dommages des autres. » Siémoi-res de^uïly , livre 26... Voye{ Bel-LIEVXEt
II. BRULdRT, (Pierre ) mar-quis de Puiûux , fils du prccéd. ,secrétaire d ’eW, ambassadeur extra-ordinaire en Espagne pour la con-duiìon du mariagède Louis XIII ,fut éloigné de la couxeu 1616, 5 crappelle l'annee d’aprcS. La réduc-tion de U ville de Montpellier , cn1621, lui mérita une promessed’être fait duc & pair -, mais fa mo-dération l’empêcha d'accepter cettedignité. II mourut le 22 Avril 1640,âgé de 57 ans : c’ctoit un hommeintègre, & d’une fermeté inébran-lable. 11 joignoit aux qualités mo-rales. les avantages extérieurs. Unjour que le cardinal Richelieu sa-voir invité à dîner, on fe mit ,après le repas , à jouer à la prime.Le cardinal gagnoic beaucoup. Usurvint un coup de dez qu’on fit-juger par les spectateurs. Bru/arefut condamné tout d’une voix. Ou-tré de la décision , iì paya en mur-murant , & dît entre ses dents.. .Siv