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Tome II.
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Tous Us Corsaires ne font pas fur lamer •., Richelieu l’entendit, ôc lors-que Erulart sortit & qu’il fut prèsde la porte, le cardinal vint douce-ment lui prendre la tête, & la re-tournant dit : « Voilà une belle tê-« te qui tient fur ce beau corps. Ce» seroit dommage de l’en séparer!»

III. BRULART de Silleki ,( Fabio) né dans la Touraine en1655, évêque d'Avranclies, & en-suite de boissons, trouva dans cettedernière ville une académie nais-sante, à laquelle il donna des le-çons & des modèles. L’académieFrançoise & celle des inscriptionslui ouvrirent leurs portes. II mou-rut en 1714 , à 59 ans. On a de ceprélat : I. Plusieurs Dissertations ,dans les Mémoires de l'académiedes belles-lettres. II. Des Réflexionsfur l'éloquence , en forme de Lettresau P. Lami , imprimées dansje re-cueil des Traités far VEloquence dela Martiniérc. III. Des Poésies Lati-nes & Françoises, manuscrites. IV.Des Traités de morale ôc des Com-mentaires, aussi manuscrits.

BRULEFER, ( Etienne) frere-Mineur de St-Malo, professeur dethéologie àMayencc,5c à Metz, estauteur de plusieurs ouvrages de sco-lastique, parmi lesquels on distin-gue une Dissertation contre ceux quifont des Peintures immodestes des Per-sonnes de la S te Trinité. II vivottdans le xv' siécle.

BRULONS , ( Des ) Voyc^ SA-

VARV , n° III.

BRUMOY , (Pierre) naquit àRouen Pan 1688. 11 entra dans lasociété des Jésuites en 1704. Aprèsavoir professé les humanités en pro-vince, il fur appelle à Paris. On lechargea de l’éducation du princede Talmont , ôc de quelques arti-cles pour le JournaldeTrévoux.VHi-stoire de Tamerlan par son confrè-re Margat , dont il avoir été l’édi-teur, l’obligea de quitter la capi-

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taie : mais cette espèce d’exil ne futpas long. A son retour on le char-gea de continuer VHifloire delE'glife Gallicane , que les Peres deLongueval Fontenay avoient con-duite jusqu’au xi' volume. 11 a'* 3mieux, en écrivant une Histoiresi grave , ramener la narration à lasimplicité du style, que d’y portesla diction brillante qui se sait-remar-quer dans ses autres écrits. tSrumoJmettoit la dernière mainau xii‘ vol-lorsqu’il mourut le 17 Avril 174 1 350 ans. Ce Jésuite a fait honneur asa société, par son caractère doux ,ses mœurs aimables & des ouvrage*estimés. Les principaux sont :I. f-®Théâtre des Grecs, contenant des tra-ductions analysées des Tragédie*Grecques , des discours & des re-marques fur le Théâtre Grec ; en 3vol. in-4°, & 6 in-iz. C’est l’ 011 "vrage le plus profond , le mieu*raisonné, qu 'on ait sur cette fl 1 *'tiére. Les traductions sont aussi él®'gantes que fidelles ; tout respire I egoût. On n’y desircroít qu’ttn st)d®plus simple, moins métaphorique& moins diffus. L’autettr, dans f**parallèles des pièces anciennes 8 emodernes, paroît faire trop de c**des premières, ôc ne rend pasasse*de justice á celles-ci. Une obligati 01 ?dont les lecteurs sages doivent l ultenir compte, c’cst qu’en anal)',"sant les comédies grecques , H rl '.pandit un voile fur tout ce d ulpouvoir allarmer la pudeur. ILRecueil de diverses Pièces en P r °J& en vers , 4 vol. in-S°. L'auteudans fa poésie approche plu*Lucrèce , que de Virgile. On lefur-tout dans son Poème f“ rPassions, ouvrage estimable, P.la noblesse des pensées, la rnU j £tiplicité des images, la variétéla chaleur des descriptions, l a Preté & l’élégance du style- ea dans le même recueil un 3 •

Poème fur l’Art de la VerresUt "