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lui furvéquit de neuf. La noblesse& la grandeur de ses ouvragesavoient passé dans ses manières. IIavoir un génie vaste 8: propre àtout, 8c savoir fortifié par uneétude assidue de 1 histoire & riesmœurs des peuples. On sa placéavec raison à la tête des peintresFrançois. Ses chef - d'œuvres ontfait-dire de lui , qu’iï avoit autantA ’ invention gue Raphaël, 6- plus de■vivacité que le Pousttn. II s’elève ausublime, sans laisser d’étre correct.Ses attitudes font naturelles , pa-thétiques , varices ; ses airs de têtegracieux: il est animé fans empor-tement. Le livre de la nature ctoittoujours ouvert devant ses yeux.Peu de peintres ont mieux connul’homme, & les différens mouve-mens qui l’agitent dans les passions.Son Traité fur la Physionomie , &celui fur le Caraéiére des Passions ,l’un 8c l’autre in - il , prouventcombien il avoit réfléchi fur cettematière. Moins d’uniformité, plusde vigueur & de variété dans lecoloris, l'auroient mis au-dessusde tous les peintres anciens & mo-dernes. Les chef - d’œuvres de leBrun font á Paris, à Versailles ,au Palais-royal , à Fontainebleau.Ceux qni fixent les regards desconnoisseurs , font : Les Bataillesd.’Alexandre ; la Madeleine pénitente( Voy, III . Valiere ) ; le Porte-ment de Croix ; le Crucifiement \ St.Jean dans l'isie de Patmos , Stc. Lee.Les Estampes de ses tableaux desBatailles à*Alexandre ont donnéune idee de son génie dans lespays les plus éloignés , 8c ont im-mortalisé Audran qui les a gra-vées. Elles sont encore plus recher-chées, que les Batailles de Constan-tin par Raphaël & par Jules Romain .Le tableau de la famille de Dariuspar lc Brun , qui est à Versailles,n’est point effacé par le coloris rlutableau de Paul Vitvrùft qu’on voix
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vis-à-vis; & le surpasse beaucouppar le dessin , la composition, la di-gnité . I expression , la fidélité dncostume. Pendant qu’il peignoir cetableau, le roi lui donnoit près dedeux heures tous les jours. Onprétend que le peintre ayant laiff®tomber son peinceau , le roi le ra-massa. Le Brun étoit non-feulementinventif, mais expéditii. Dans un eheure de tems il préparoit le travailà un nombre infini d’ouvrìers. Hdonnoit des dessins à tous les fculp*teurs du roi, à tous les peintres,auSorfèvres, & même aux menuisid*& aux serruriers. Voy. FelibieH-III. BRUN , ( Pierre le ) prêtrede l’Oratoire, né à Brignoles enProvence, l’an 1661 , est célèbrepar son fçavoir dans les matière 5ecclésiastiques 8c profanes. On 3de lui plusieurs ouvrages. Les pso 5estimes sont : I. L ’Histoire critiquedes Pratiques superstitieuses qui ° ntséduit les Peuples & embarrase l iSSçavans ; avec la méthode & les prid"cèpes pour discerner les effets natu-rels , de ceux qui ne le font pat »1732, 3 vol. in-12. L’abbé Grandison compatriote, a donné en 173 ?un 4‘ vol. de cet ouvrage. 11 avoitd’abord été imprimé lous le sol®de : Lettres pour prouver l'illusionPhilosophes fur la Baguette divinatvfre , 1697, iu-1 2. Le P. le Brunles effets de cette baguette , & s 1y en a quelques - uns de réels, 11prétend qu'il faut les attribuer a uDiable. S’il s’étoit borné à dire,la plupart n’ont paru merveil!® 11 *que parce qu’il y a beaucoup Vfripons & de dupes, un bel-efss 11ne l’auroit pas comparé á un M c<íi ,cinuqui est lui-mime malade...historique Sc dogmatique des l‘“de Théâtre, in-12; contre Cajf jrThtatin, qui avoit soutenu daune Lettre imprimée à la teteThéâtre de Bourfault, qu’il ctoitmis á un Chrétien d’allcr á * 3