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Tome II.
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offre de très-beaux vers:on trou-Vc a la fuite de ces deux poèmes,traduits en prose libre par J’au-,eur , des Discours , des Epîtres ,des Tragédies, des Comédies, &c.Ses tragédies sont : Isaac , Jonathas ,^ Couronnement de David ; les co-médies sont la Boète de Pandore , ScMutas-, & ces différentes piècesprouvent, suivant Voltaire , qu’iloff plus aisé de traduire les an-Cle ns que de les imiter. On ttou-Ve pourtant dans ses Tragédies ,quoiqu'écrites d’un style lâche &^oihle, quelques beautés, & plu-steurs heureuses imitations de Ra-c nt - II excelle à peindre les pas-st°ns douces & tendres ; mais dans•out l e reste il est froid & languis-sant . Le poète comique vaut encoreftoins en lui que le tragique : les* r atts de morale qu'o n trouve dansComédies , sont vagues & usés -,Ruant aux ridicules du gr. - mon-> un religieux ne les connoit pasa Jtez pour les peindre. III. Le PereBrunjoy a achevé les Révolutiont‘l'E/pagnc du P. à'Orléans , revu1 luire de Riens du Pere du Cer-CCa “i & il avoir donné pour son' 0u P d’cffai la Vie de l’impératrice^‘onorc : livre bien écrit & rempliExemples de vertu.

L Brun, (Antoine) naquit à.°lel'an 1600, d une famille an-'j len ne. R exerça d’abord la chargee Procureur-général au parlement«tte ville, & fut ensuite am-assadeur extraordinaire de Philip-pt ír.Toi d'Espagne, & plénipo-tr, ttaire au congrès de Munster en,,pd3- 11 y conclut la paix entre^Pagne & ] a Hollande. Son ma!-sad '' nomma bientôt-après ambas-j Eur auprès de cette république,wourut á la Haye en 16^4 > aatlS >avec la réputation d’un ha*l'a RÈgoeîateur. Le P. Bougeants Pe ‘nt très-avantageusement dansn “‘Boire des Traités de West-

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phalie. Brun cultiva en même remsla littérature & la politique. On ade lui quelques Pièces de vers dansles Délices de la Poésie Franfoise ,1610, in - 8°. Balzac , qui n avoirjamais d’expreslions tempérées,l’ap.pelloit le Démofihene de Dole, II laist jplusieurs enfans.

11. BRUN , ( Charles le) premierpeintre du Roi, directeur des ma-nufactures des meubles de la cou-ronne aux Gobelins , directeur del’académie de peinture , & princede celle de S. Luc à Rome , naquità Paris en 1618, d’nn sculpteurassez médiocre. Dès l'âgc de troisans il s’exerçoit à dessiner avec descharbons; à 12 il fit le Portrait deson aïeul , qui n’est pas un de sesmoindres tableaux. Le chancelierScguier le plaça chez Vouée , le pluscélèbre maître de ce tems-là. Mi-gnard , Bourdon , Teflelìn , étoientdans cette école ; mais le Brun sur-passa bientôt les élèves , & égalale maître. Son protecteur l’envoyaá Rome , pour se perfectionner. IIy puisa ce goût pour le noble &lemajestueux , qui caractérise les ou-vrages de l’antiqnité , & qui ne tar-da pas à passer dans les siens. Deretour á Paris, Louis XIV & sesministres l'occupèrent Sc le récom-pensèrent á l’envi. Le roi l'ano-blir , le fit chevalier de Tordre deSt. Michel, lui donna son portraitenrichi de dia,nans, orna ses armoi-ries d’une fleur de-lys, le comblade bienfaits, Sc Taccueillit toujourscomme un grand-homme. On disoitun jour devant ce monarque, queles beaux tableaux scmbloient de-venir plus admirables après la mortde leur auteur. Quoi qu on en dise ,ne vous preffe\ pas de mourir , ( ditLouis XIV en se tournant vers leBrun ) : je vous efiime à présent au-tant que pourra faire la postérité,,.Le Brun mourut le 12 Janv. 1690 ,à 72 ans, laissant une veuve qui