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Tome II.
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vers , o n les place avec les produc-tions des poètes de la 3'. classe.

VU. BRUN . ( Guillaume le} né«n 1674 , entra chez les Jésuites,où U protesta les belles-lettres avecdistinction. Après avoir rempli dif-férens emplois , il travailla à unXOicliùnnaire universel François & La-tin , qu'il publia ín-4*, & qui futloué par les meilleurs Journalistes.La dernière édition , donnée à.Rouen par M rî . Lallemant , est de1770, in-4’. L’auteur mourut cn1758, à 84 ans... 11 ne faut pas leconfondre avec un autre Jésuite dumême nom que lui , [ Laurent leBrun ] né à Nantes en 1607 ,.mort à Paris en 1663. Celui-ci afait un grand nombre de poésieslatines. Les principales sont : L’I-gnaciade en xii livres , où il faitl'histoire du pèlerinage de St ignareà Jérusalem. Ce poème fait partiede son Virgile Chrétien , dans lequelil 3 imité avec plus de pieté quede talent les Eglogues, les Géorgi-,ques 8cl’Enéide. Son Ovide Chrétienest dans le même goût : les Hcroidesfont changées en lettres pieuses ,les Tristes en lamentations , les Aí«-tamorphojcs en histoires de péni-lens convertis. On a encore du P.le Brun , V Éloquence Poétique , Paris1655, in-4°. C est un traité en la-tin des préceptes de l’art poétique,appuyés fur des exemples tirés desmeilleurs auteurs. A la fuite ontrouve un traité des Lieux'Commun sPoétiques , qui peut être utile auxversificateurs de collège.

Vlll. BRUN, ( l’Àbbé ) Voyet,

jittTIONl.

BRUNEHAUD, fille A'Athana-gìide , roi des Visigoths , épousacn 56S Sigehert 1 , roi d’Australìe.Elle avoir tout l'éclat de la jeu-nesse Sc de 1 a beauté :

Pulchra , modesta , dccens , folers &grat.t , bentgna ;

Ingenio, vttltu , nobilitat: potens,

BRU

Telle étoit Brunehaud , selon I®poète Fortunat. u Arienne elle de-vint Catholique & parut d’abordpieuse & libérale ; mais ses moeurschangèrent bientôt. Elle eut de Sj-gebert un fils Sc deux filles. Aprèsla mort de ce prince , elle épousa.Mérouée , fils de ChUpérìc ; maïsayant été rendue à son fils Childt-bert , elle devint régente du royau-me d'Australie. Elle prit contre sonpropre fils le parti de Gondcbaud,&craignant que sa majorité ne lu*ôtât l’autorité souveraine , elle 1*fit, dit-on , empoisonner. Elle gou-verna les états de Théodtbert , I ecadet de ses petits-fils; & se ren-dit si odieuse par ses galanteries ,son avarice & (a cruauté, que tou*les grands du royaume la chasse"rent toute nue de 1 Australie. Aprèsla mort de Tkéodebert , Clotaire llqui régna seul , accusa cette femmeambitieuse 8c cruelle d’avoir f“ tl 'périr dix Rois , nombre vrailem"diablement exagéré. II forma cesaccusations devant une assemble®de seigneurs françois , assemblesmilitairement. Elle fut condamne?à une mort infâme. Brunehaud aban-donnée pendant 3 jours aux insuPtes de la soldatesque 8c à la cruautédes bourreaux , traînée ensuite ala queue d’une cavale indompté®,périt misérablement par ce nou-veau genre de supplice , l’an 6 * 5 "La reine Brunehaud , sage du vivant

de son mari, sut coquette dans s? 11

veuvage,&débauchée dans fa vie' "leste. Grégoire de Tours cn P ar ecomme d’un monstre. Cependan^Cordemoi, dans son Histoire de ^ raa ^ce, tâche de la justifier de la Ppart des crimes qu’on lui re P r ^ eche : il nuroit dû , ce semble ,borner à louer cn elle le courag »la souplesse 8c le talent de gou".ner. I.’abbe Vtlii a répété les rì ^sons de Cordemoi. Mais quand ‘

peuple entiïj ne cesse de se P^ alst