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Tome II.
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BRU

four de Catun. U croyoit descen-de, par son père , de Brutus fon-dateur de la république, Sc par sa">cre, de ServUius Ahaia , meur-trier de Spurius Mtxtius qui avoira spiré à la tyrannie. Les vertus deCoton, son oncle, furent un mo-dèle qu’il eut toujours devant lesyeux. U cultiva les lettres , les* an gues, ['éloquence , Sc puisa dansJes orateurs Grecs 8c Romains', cestdees de liberté, qui le mendienta la conspiration contre César. HCQ njnra avec Cassas , préteur com-n>e lui, contre Ja vie de ce hé-tos. On l’assaslina en plein sénat ,le quinze Mars , 44 ans avant 3 . C.César mourant vit Brutus le poi-Çuard a la main , au milieu des con-

jurés

Et

qui s’etoient jettes fur lui :‘»i aussi , mon cher Brutus ! s’e-cr >a t-il... U étoit bien naturel querendre reproche échappât a unuorume qui étoit (dit-on) (on pere,qui ['avoir toujours traité com-un fils chéri. C’est à César que•“retnj dévoit fa fortune & fa vie;car à la bataille de Rharlale , sonPremier empressement fut de te-'°mmaderqu’onépargnât ses jours., ^ a ' s cet enthousiafle de la libertéincapable d’ecoutcr la naturelu reconnoissance , quand il étoit‘luestitm de patrie. Cicéron, quia '’°rt un amour plus éclairé pour6 e i marqua à Atticus : « Que les" punjurésavoient exécuté un pro-• ” Jet d’enfant avec un courage hé-” rtuque , en ce qu’ils n’avoiem pas1 Porté la coignée jufqu'aux raci-nés, de l'arbre. „ Brutut fit-périr°u bienfaiteur ; mais , en laissantubsiftgf ses favoris , 8c ceux qui- ni P lro > e nt à lui succéder , il cont-crime dont la républiqueto' t,ra ïllcun fruit. Si César méri-fìtn i' 3 mort ' ce o'ctoit pas à dej P'es particuliers,&. encore moinsv , à la lui donner : il nede-0lt périr que par le fer des loix.

BRU

La guerre civile renaquit de ( escendres. Le peuple ayant vu unecomète à longue chevelure pen-dant qu’on célébroit ses obsèques ,crut que son ame a volt été reçuedans le ciel. Marc-Antoine 8c Oc-tat-e , qui profitoient de tout, ren-dirent le> meurtriers odieux , lesfirent-chafier de Rome , Stes pour-suivirent jusques dans la Macédoi-ne. Brutus fut défait à la bataillede Philippes , l an 41 avant J. C.,malgré les prodiges de valeur qu’ily fit. Après s'êrre défendu jusqu’à1 extrémité, il se retira derrière unpetit ruisseau, où s’étant assis, il fit-eclater son désespoir en pronon-çant ces deux vers qu’un poèteGrec avoit mis dans la bouchea Hercule mourant : », Misérable rcr-», tu , tu n’étoi's donc qu un nom I Je.„ t J avois cultivée comme une réalité ,„ mais tu n’cs que l’ifclave de la» fortune ! Revenu à lui-meme, ilse retira en particulier avec le rhé-teur Straton son ami, Sc le pria delui rendre en le tuant les derniersdevoirs de l'amitié. Straton refusad’abord ; mais comme Brutus appel-loit un esclave ,Straton jaloux qu’unautre lui rendit ce service , pré-senta,en détournant ta tête, l.j poin-te de son épee à Brutui , qui s’étantprécipité dessus expira dans le mê-me moment. « Brutus 8c Cassas se», tuèrent, ( dit Montesquieu ) avec„ une précipitation qui n’est pas ex-„ ensable , 8c l’on ne peut lire cet» endroit de leur vie , fans avoir» pitié de la république qui fut ainsi„ abandonnée..... Voy.tn, Antoi-ne & 1. Auguste.

J un. Brutus , pere de Maraisétoit un habile juriscons. qui avoitcomposé crois Traités du Droit ci-vil 8c public. Ayant suivi le partide Marins , il fut défait par Pom-pée. Après la mort de Sylla, Bru-tus commanda dans la Gaule Cis-alpine pour Lipide qui avoit te-

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