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fcïuple, il enseigna les erreurs. Sesfermons produisirent un effet
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°n n attendoit pas. Le peuple en-tra en fureur contre le clergé , Sc*5 aua les prêtres , les chanoines. f es clercs comme des excommu-® les * On refusoit de rien vendrea ^curs domestiques : on vouloirabattre leurs maisons , piller leurs~‘ en s , & ìes lapider ou les pendre.Quelques-uns furent traînés dans*a boue & battus cruellement. Lechapitre du Mans défendit á Henri,' û us peine excommunication, dePocher davantage; mais ceux qui‘ui notifièrent cette sentence furent^traités, & il continua fes pré-dations jusqu’au retour de l’évê-Sue Hilitktn qui étoit allé a Ro-’tte. Le pape Eugène lll envoya ,Cu i J47 , un légat dans cette pro-v ‘nce ; S. Bernard s’y rendit eshaêmefems, pour garantir les peti-Plcs des erreurs & du fanatisme quipfoltiient ces contrées.' Henri prita fuite ; mais il fut arrêté St misì ans les prisons de ^archevêché de°ulouíe , où il mourut. Les Henri -fes disciples, fe répandirentles provinces méridionales,** y donnèrent des scènes fean-
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daleufes. Leur cœuf droit aussi cor.rompu , que leur esprit ctoit extra-vagant. Austères en public , ils-fe li rvroient , dit-on, en secret à des dé-bauches horribles.
III. BRUYS, (François) néàSer-riéres dans le Máconnois en 17 08 ,quitta son pays , pour aller c U ! ri-ver les lettres à Genève , Sc paliade-làà h Haie où i! avoir des pa-rens 5 c où il fe sic Calviniste. Unequerelle de théologiens Tayaut obli-gé de sortir de Hollande , il fe re-tira en Allemagne, d'où il revinten France. II y si t son abjuration,& mourut quelque teins après en173S, âgé seulement de 30 ans ,à Dijon où il íuivoit le barreau.On 3 de lui : I. Critique déjìntèrcs~fée des Journaux littéraires , 3 vol.in-i7. Lette critique désintéresséeest très-parciale. Le style est celuid’un réfugié , qui n’a pas eu letems de fe former en France. II.Hifloire des papes , depuis St. Pierre,jusqu à Benoit XIU inclustvcment ,in-4', 5 vol. 1752 : ouvrage dictépar la faim ; plein de satyres stgrossières , que les Protestans eux-mêtnes n’ont pu le souffrir. (*) III.Mémoires historiques , critiques & lit .
(*) » L’auteur [dit M. l’abbé Joly , ] n’avoit que 22 ans, lorsqu’il com-U'ença à y travailler, & il l’acheva à 25 , en 1733. Qnelle exactituden p e V t- °n attendre fur une semblable matière, d’un écrivain de cet âge?„ appris de M . Bruys que ce fut Tindigcnce qui lui mit la plume a laII étoit alors brouillé avec les pareils de la Haye , & Timprimeur’ ùii donnoit 14 liv. par feuille; c’étoit le moyen de précipiter l’ouvragc ;j on n., s’apperçoit que trop de ce défaut , 8c plût à Dieu que ce fût le” foui qui s ’y trouvât ! L’auteur lui-même , outre les sentimens hérétiques" SJj'ildétestoit après fa réconciliation à l’Eglife , faifoit peu íe cas de cette>' , ^‘re , & il étoit le premier à rire de ceux qui paroiffoient Testimer." o, beau dire dans mille endroits de cet ouvrage- , qu’il est CatholiqueRomain ; il étoit alors Calviniste, comme il m’en a fait l’aveu , & même'lûelque chose de pis, ainsi qu’il me feroit aisé de le prouver, l’refque’ c baque page offre au lecteur des fautes grossières, 5 c si j’cn découvre iciHuelques-unes, c’est moins pour prouver que hauteur ctoit Protestant ,» ou plutôt qu’il n’avoit aucune religion, que pour témoigner ma surprise» de voir des personnes estimer cet ouvrage. U affecte constamment de re-» huer à Jzs vs-Christ la qualité de Dieu ,8c je désiré qu’on puilse pro-» duire un seul endroit où il lui donne ce nom. [ Mémoires de Niceron ,t, to m, 4Î . ) „
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