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L J 3 RUYN, ( Nicolas de ) d’An-vers , graveur au burin, dont ilreste plusieurs morceaux finis, maisfroids. 11 vivoit encore an com-mencement du xvi' siécle.
II. B RU Y N, (Corneille le )peir.fe cí fameux voyageur , nc àla Haye , commença (es voyages enMoscovie , en .-erse , aux IndesOrientales en 1674 , Ec ne les ache-va qu'en 1708.11s turent imprimésà Amsterdam : le Voyn^e du Levantsen 1714, in-íol. & celui de Mps-envie , Perse , ixc. en 1718, 7. vol.in-fol. Cette édition est estimée àcame des figures ; mais l’édition'tkf"171; , faite a Rouen en 5 vol. ín-4°, est plus utile , parce que l’ab-l)é Banier a retouché le style , aorné l'ouvrage d’excellentes notes,& y a ajouté le Voyage de des Mou-c eau*,&c. Eruyn est un voyageurcurieux 8c instruis is ; maïs il n’estpas toujòurs exact, Sc Ion style estloin de l’efégance.
. I. B R U Y S , ( Pierre de) héré-siarque , prêcha d’abord ses erreursdans le Dauphine fa patrie , 8c ferépandit ensuite dans la ProvenceSedans le Languedoc. 11 rebaptifoitles peuples, fouettoit les prêtres,emprilonnoitles moines, profanoitles éalifís, reuversoit les autels ,brùloit les croix : il ne voulait ad-mettre aucun de ces monumens denotre religion. Les Catholiques deSt-Gilles, scandalisés de ses excèsautant que do ses erreurs,, le brû-lèrent dans leur ville en 1147.11soutenait que le baptême éto t in-utile avant l'àge de puberté , que lesacrifice de la Mcsl'e n’étoit rien ;que les prières pour les morts va-loient encore moins , 3 cc. Ses disci-ples furent appelles , de son nom ,Pétrobufiens.
U. BRUYS, (Henri de) étoitun hermite , qui adopta au com-mencement du xit° siécle , les er-reurs ds Pierre de Broys . H nioit
BRU
comme lui que le baptême fût utileaux enfans.il condamnent l’usagedes églises 8c des temples, rejettoicle culte de la Croix , défendoit decélébrer la Messe , 8c enseignentqu’il ne falloir point prier pourles morts.. La violence que Pierrede Broys avoir employée pour éta-blir fa doctrine , ne lui avoir pasréussi : il avoir été brûlé à Sainr-Gilles. Henri, pour fe faire des parti-sans , prit lu route de f insinuation8ç de la singularité. 11 étoit encore'jeune ,il avoir les cheveux courts8c la barbe rase : il ctoit grand 8cmal habillé; ilmarchoit tète 8c piedsmids , même dans la plus granderigueur de l’hyver.'Son visage 8cses yeux étoient agités commeune mer orageuse. II avoir l’ueil ou-vert , la voix forte 8c capable d’é-pouvanter. II vivoit d’unc maniéréfort différente des autres , fe reti-roit ordinairement dans les cabanesdes paysans, deinauroit le jburfous des portiques , couchoit 8cmangeoit dans des lieux élevés 8cà découvert. Ce fourbe fanatiqueacquit bientôt la réputation d’ung.and Sjint. Les dames publioientses vertus, 8c disoient qu’i/ avoiel'esprit de prophétie , 8* tjnii connais'soit P intérieur des consciences 8* lespéchés les plus secrets. La réputa-tion de Henri se répandit dans lediocèse du Mans ; on le suppliad'y aller , 8c il y envoya deux dese s disciples, qui furent reçus dupeuple comme deux Anges. Heurts’y rendit ensuite, fut accueilli avecles plus grands honneurs, & ob-tint de Tcvèque la permistion deprêcher Sc d’cnseigner. On courueen foule á sex prédications, 8c I eclergé exhorroit le peuple a y al-ler. Henri avoir une éloquence na-turelle 8c une voix de tonnerreil eut bientôt persuadé qu’il étoitun homme apostolique; Sc, loti"qu’il fut sûr de la confiance d u