3ia B U O
Il avoit reçu au baptême les nomsde Pierre-Joscph-Marie , & ce nc tutque lors de son entrée au servicede Naples, qu’il imagina d'y sub-stituer celui de Caflrucio , nom cé-lèbre dans les fastes de Lucques.
BUONAMICO , ( Lazare ) deBaffano, enseigna avec réputationla rhétorique à Ropie, à Bologne& à Padoue. « II avoit ( dit A’i->, ceron ) une grande idée de sa pro-!> session , si ce qu'on dit de lui est„ vrai , qu’il avoit coutume d’as-» forer qu’il aimeroit mieux par-„ 1 er comme Cicéron , que d’être,> pape , & qu’il préfcreroit l'élo--> quence du grand orateur à l’em-« pire & Auguste, Lest un conte que« l’anecdote qu’on rapporte de lui :» Qu’ayant demandé un jour au„ Démon qui étoit dans une pos-„ fédée , quel étoit le meilleur„ vers de Virgile ? il avoit répon-« du que c’étoit celui-ci:
'Difcitt jufiitram moniti , & non um-ncrc Divos.
Soyez justes, mortels, 8t révérez lesDieux.
» comme le plus méchant étoit :
FleHere Ji nequeo Supcros , Acherontamovcbo.
Si le Ciel m'est contraire , au Styxj'aurai recours. ''
On a de lui plusieurs écrits , quifurent bien accueillis dans leur nais-sance , entr’autres des Poésies Lati-ncs , in-8*. Venise 1753. II mourutà Padoue en 15 5 z , à 73 ans.BUONAN 1 , P^yt^ílONANNI.BUONAROTI, V. Bonahota.BUONDELMONTE . le plusprudent & le mieux fait de tous lesjeunes gentilshommes de Floren-ce. II devoir épouser une demoi-selle de la famille des Amiici -, maispassant un jour à cheval devant lamaison d'une dame de la familledes Donati , qui se trouva alors furfa porte , & qui avoit conçu unepassion violente pour ce jeune ca-
BUO
valier, elle le salua d’une manier*fort engageante le railla sur j*personne qu’il alloit épouser , "lui fit-sentir qu’elle ne le tnéritoj fguéres. Elle ajouta qu’elle lui avoirréservé fa fille unique, plus dign ede lui, & qui étoit présenté.détenante, devenu tout-a-coup amenreux de cette jeune personne, r epondit, qu’il entendoit trop ^ ieases intérêts pour refuser une ot'fre si obligeante. En effet il l'époU'sa peu da rems après. Les AmA f (-— —:— tram'
ayant appris ce mariage
portés de colère St ne respi_ ra ®que la vengeance , songèrent b>entôt à laver l’affront qu’ils venoi e0de recevoir. Un scélérat , nomsMoscadi Lambcrti , propoia c,tune assemblée des parens de cd ^famille un moyen fur de les vcnger. Quelque tems après ,ayant rencontré Buunde!mt"i“cheval, l’attaqua avec qnelq"^uns de ses parens, 8t le tua p rdu vieux pont de Lame. C eI __aventure se passa au comrnend^ment duxm'siécle. La nouvede cet assassinat ne fut pasrépandue dans la ville, que c ''^cun courut aux armes , & iw 1 'en rumeur. La noblesse se ^' V 'o íen deux factions , qu’on apP e .ensuite les Guelfes St les CibA ,aS ^les premiers étoient pour les Ppes , St les derniers pour les d^Preurs. Les Buondelmante & plul| e ^autres furent les chefs de ceb* ^ces factions qui prit le nom de ô/" & les V béni , liés aux ^
dei, St plusieurs autres f an,1 > 0l i.surent les chefs de l'autrc f 3 ^ 1Telle est, suivant D. Capte* ^historien du royaume de ^, a P. v ;..l’origine des deux partis qui ' 0.sérent l'Itali* pendant plus ,c ° rS g 0 .clés. Voy. m. Conrad, ^
NIFACE.
BUONFIGUO , ( Jûscp!'- C “ tf .stant ) auteur Napolitain > 5 e