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Tome II.
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cherchés que par une curiosité fas-tueuse & frivole.

BURETTE , { Pierre-Jean ) mé-decin de la faculté de Paiis, pen-sionnaire de l’académie des inscrip-tions, professeur de médecine aucollège royal , naquit à Paris en1665 , & mourut dans cette villele 19 Mai 1747, âgé de 8: ans. IIpoffédoit les langues mortes, &une partie des langues vivantes.Les Mémoires de f Académie des Bel-les-Lettres font pleins de ses mor-ceaux. On y trouve des Differ-talions fur la Danse , le Jeu , lesCombats , la Course. 11 enrichit cesMémoires de la Traduclion du Trai-té de P lut arque sur la Musique , avecdes remarques qui font répanduesdans plusieurs volumes de cettefçavante société : ( Voy. Piihre-crate. ) il en a été tiré quelquesexemplaires séparément, qui for-ment un vol. in-4°, 1735 , rare.Ses Dijjcrtations fur cette dernièrematière furent attaquées par le P.Bougeant , qui s’amufoit quelque-fois de la musique. L’académiciensoutenoit que les Anciens avaientconnu le concert à plusieurs parties .L’illustre abbé de Ckáteauneuf se. déclara pour lui, Sc Burette , sortde l’autorité d’uu tel homrfie, &de celle de P/utarque , terrassa sesadversaires. Sa bibliothèque c toitdes mieux composées. Le Catalo-gue en a été donné en 1748 , 3 vol.ïn-ii. 11 travailla long-tems auJournal des Sçavans .

BURGENS1S, ou Bourgeois ,( Louis ) né à Blois vers l’an 1494,devint premier médecin de Fran-çois l. 11 hâta la délivrance de ceprince , lorsqu'il étoit prisonnier àMadrid. Bourgeois persuada adroi-tement à Charles Quint . que l’airdu pays ctant mortel pour sonprisonnier , il falloit désespérer desa guérison. L'empereur, craignantalors de perdre fa rançon, traita

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promptement avec François I < âdes conditions qu'il n’auroit pa sacceptées fans l’artifice de Bour-geois. Ce médecin fut récompensecomme il le méritoit. 11 fut con-tinué dans son emploi auprès deHenri 11,

BURI, ( Richard de ) ou d’AU"gerville, savant Anglois, né versla fin du treizième siécle , m° rtle 24 Avril 2345 , à 59 ans , f utd’abord précepteur de son maîtreEdouard III, ensuite son hommede confiance dans diverses négo-ciations , puis évêque de Durham »chancelier,grand-trésorier, & en-fin plénipotentiaire pour conclurela paix avec la France. Les let-tres lui ont beaucoup d’obligatiofl-11 eut pour les sciences une avi-dité insatiable , & supérieure au*obstacles que lui opposait son sié-cle. Ses richesses lui servirent aformer une bibliothèque la pi 11 *nombreuse qu’il y eût alors en Eu*rope, à chercher avec beaucoup d®soin des manuscrits d'Auteurs an-ciens , & à en faire-faire de bon-nes copies. II nous a fait part lu 1 'même des mouvemens incroj 3 'blés qu’il sc donna, & desgrand fSdépenses qu’il fit à cet égard. C'estdans son Traité fur Vamour ér ^choix des Livres , imprimé pour J*première fois à Spire en 1483 , *ensuite en différentes villes, f° uSce titre : Philobibiios. Le f*'meux critique Fabricius ôte cet ou-vrage à Buri , pour le donner uUDominicain Hoìhot.

II ne faut pas le confondre ave cle docteur Buri, qui en 1690 pu-blia un in-4" intitulé : L 'F.vang ilnud , par un véritable Fils de l’Fy *se , en anglois. En voulantguer le Christianisme, il le detru^presque entièrement u II réduit ( 1» Ion M. l'abbé Pluquet ) la cr0 J^ e n» ce nécessaire pour être ■ Cp r _ 0 j t

» aux points les plus simples, ot ^» que, pour être Chrétien, il sotu