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* croire que Jésus- Christ est le” Fils unique de Dieu. II regarde la
* oonfubstantialité du Verbe comme” dogme inconnu aux premiers" Chrétiens. II prétend que du tems« de S. Juftin , 0 n regardait encore» comme Chrétiens ceux qui croyoiét” que J. C.étoit Hommé, né d’Hom-” n 'e, & que l’on parloit de ces gens-” la Cans leur dire des injures ; mais” Pie depuis qu’on veut disputer sur” oes matières, la chaleur des dispu-" les, 8c les partis qui se sont formés" dans l’Eglise Chrétienne à cause de" Çela, onr sait-paroître ces questions“ importantes, à-peu-près comme la» Peine que l’on a à trouver les dia-” mans & à les polir, les rendent pré-" cieux,: car enfin, dit-il , quoiqu’il” Vagisse de la nature Divine, il ne” s ’ensuit pas que tout ce qu’on en” dit soit important, » L’université*1, Oxford condamna & fit-brûler le1Vr e du docteur Buri , 8c ce juge-ment lui créa des partisans ; parce1 Uc tout ce qui s’éloigne de la fa-?°n-de-penser commune , plaît auxesprits singuliers.
I- BURIDAN , ( Jean ) natif de"-'hune , recteur de l’université de^ris, fameux dialecticien, fe ren-moins célèbre dans le xiV’Ccle par ses Commentaires fur Aris-, que par son Sophisme de t Ane.J, luppofoit un de' ces animauxlapides, également pressé de la soifJÏ de la faim, entre une mesure*"voine & un seau d'eau , faisantUne égale impression sur ses orga-nes . Ce grand-homme demandoirCns ;me : Que sera cet Ane ? Si lesPetits esprits qui vouloient bien"Curer avec lui cette importante'P'estion , répondoient : 11 demeure-s . a immobile ;—Donc , concluoit-il,p nic -rra de faim 6* de sois entret c . au & f avoine. Si quelqu’autre luidoé> nt *°' t : Cct ' monsieur ley . ear , ne sera pas ajse ^ âne , poury a 'Js‘ r mourir; — Donc, concluoit-jtournera d*un côté plutôt quenuire : donc il o le franc-arbitre.
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Ce sophisme embarrassa les grandspersonnages de son tems , & souAne devint fameux parmi ceux deses écoles. La dialectique de Bu-ridan lui coûta cher : comme il étoitde la secte des Nominaux , il futpersécuté par celle des Réaux , 8cobligé de se réfugier en Allemagne.
II. BURIDAN, (Jean-Baptiste)avocat de Reims, né à Cuise, Scmort en 163 3, a donné :I. Un Com-mentaire sur la Coutume du Vtrman-dois , qu’on trouve dans le Recueildes Commentataires de ce comté ,r vol. in-fol. ; St séparément, 1631,in-y". II. Commentaire fur la Coutu-me de Reims , i66j , in-fol.
BURIGNY , (N. Lévefque de )né à Reims , étoit frere de M. deBouilli , ( Voyc{ 1. Levesçue ) Scmembre de l’académie des belles-lettres de Paris. II mourut danscette ville le 8 Octobre 1785, à94 ans , doyen de la littératureFrançoise 8c peut-être de la litté-rature Européenne. La tranquillitéde son ame & la douceur de son ca-ractère lui procurèrent une vieil-lesse longue , douce Sc agréable. A92 ans il possédoit une santé ro-buste , une mémoire étendue , Sc lafaculté de composer 8c d’écrire. IIconserva l’usage de tous ses sens,& put jouir de tous les plaisirs d»l’esprit 8c des agrémens de la so-ciété. Sçavant utile 8c fans faste,écrivain fans prétention , simpledans ses moeurs ainsi que dans sonstyle , il ne connut ni l’orgueil, nil’intrigue , ni l’envie. Ses ouvra-ges sont : I, Traité de l’autorité desPapes, 1710,4 vol. in-12. II. His-toire de la Philosophie Païenne, 1724,in-12 : ouvrage sçavant, publié en1754, 2 vol. in-12, foui le titrede Théologie Païenne, III. Histoiregénérale de Sicile , 1745 , 2 vol. in-4’. IV. Traité de Porphyre de Vab-stinence des Viandes, 1747 , in-12.V. Histoire des Révolutions de Cons-