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Ok ville , l’un & l'autre
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I- BURNET , ( Gilbert) naquitJ* *8 Septembre 1645 , á Ediin-, Ur S 1 d’une ta mille noble St an-tenne. Son pere prit un foin par-îiculier de l'on éducation. Aprèsses études furent finies , il^oyagea en Hollande en Flandre7 e "n France , visitant les fçavans. *es hommes célébrés. En 1665,fut ordonné prêtre , & se char-S'a d’une église , qu’il conduisit en“ on pasteur &. en pere des pauvres.
" s’adonna dès - lors à l’histoire.î»nt aile à Londres en 1673 ,Pour obtenir la permission de faire-ll Uprimer la Vie des Ducs d'Ha -, le roi Charles 11 le nommachapelain. Six ans après il pu-"k* son Histoire de la Réjlrmation ,B UI lui mérita les remercimens deschambres du parlement. A.événement de Jacques II, Bumet*'ant devenu fofpect à la cour ,Suitta ['Angleterre , parcourut 1 * 1 -,a . lle > la Suisse &. V Allemagne ,^ t int en Hollande > suivit le prince? frange en Angleterre , & eut“Çaucoup de part à ses succès. L’é-Vec hé de Salisburi étant venu à ,Vl Buer , Bumet , qui le soUicitoitP°ur un de ses amis, en fut pour-l’an 1689. i>e regardant alorsCQ mme le pere des pauvres , iltn, ploya à leur soulagement en-^ lr °n çoo louis chaque année. IInommé en 1698 précepteur tluduc de Glucesier . & il rt’acceptaeniploi qn'à condition qu’on* u * donneroit toutes les années un^ r tam tems pour veiller à son^‘pcèse. Son tempérament robustefaisoit négliger le soin de sa san-te -Ayant été Jfstígé d'une fluxionP e u de tems avant sa mort , il ne^°ulut pas y faire attention : elledégénéra en inflammation de pou-^us.&il mont ut le 15 Mai 1715,a ? r ès avoir été marié 3 fois. Bur-
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net ctoit regardé en Angles.'*, com-me Bojjua l’étoit en France-, mai*l'Ecotìbis avoir moins de génie quele François. Son emportement con-tre l'Eglise Romaine a déshonoréfa plume & ses ouvrages ; cepen-dant , malgré son aversion poufcette Eglise , il n’oublia rien poufsauver la vie au lord Staffurd SCà plusieurs autres Catholiques , Lcne fut jamais d'avis d'exclure leduc d à't-rcx du trône. La droiturede son cœur le forçoit toujours àdire ce qu’il croyait juste & vé-ritable. S’ilfit des fautes, on doicles rejetter fur son zèle trop ar-dent. Le comte de Ruchefter , siconnu par la facilité & les agré-mens de son génie , lui dut fa con-version : non seulement il le con-vainquit de la vérité de la reli-gion , mais il lui en fit-pratiquecles devoirs. L’évèque de Salisburilaissa beaucoup d’ouvrages d his-toire & de controverse. Ceux queles fçavans consultent encore, sont:t. L'Histoirt de son tems , i". »»/.contenant íhistoire depuis le rétablis-sement du roi Charles II , jusqu'ila révolution qui mit sur le trône
Guillaume III L- Marie , & un abrégéhistorique de l'état des affaires , tantciviles qu’ecc.’est stiques , depuis Jac-ques 1 jusqu á tan 1660 ; en an-glais , Londres >7x4 , in-fol. Lestyle de cet ouvrage n’est nulle-ment historique ; on n’y voit niélégance, ni noblesse, ni variété.Ce n’est proprement qu’un stjflede conversation , mais un stylelanguissant, négligé , dur , chargédes mêmes termes & des mêmesidées. Quant à l’ouvrage même ,on accuie Fauteur de trop de cré-dulité : on prétend quil donnepour vraies, des choses que cer-taines gens ne lui difoient quepour se moquer de lui , ou pours’en défaite quand il venait les im-pôt tuner de ses questions. D’ail-