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leurs il s’abandonne trop à son res-sentiment , & quand il parle despersonnes ou des partis qu’il n’ai-moit point, la haine l’infpireplusque la vérité. On a fair deux tra-ductions françoifes de cet ouvra-gre , toutes deux assez mal écrites& faites à la hâte , l’une par M. deU Pillaniére , & l'autre anonyme.La I ". parut fous ce titre : Mémoi-res pour servir à £ Risloire de la Gran-de-Brctagne fous Charles HI fil Jac-ques U -, la Haie 1723, 3 vol. La2 e . fut publiée fous le titre á’His-toire des dernières Révolutions d 3 An-gleterre , à la Haie 1725, in-4°, 2vol. z & Trévoux , 4 vol. in-Z2.II. Voyage de Suisse 6- d'Italie , avecdas remarques , dont nous avonsnuiss une traduction , en 2 volumesin-I2. III. Hijloirede la Rèsormationde t Eglise d'Angleterre , traduite enfrançois par Roscmond, Amsterdam1687, 4 vol. in-12. David Ma^ela publié une traduction , extraitedu 1". ouvrage, intitulée : Essai surla vie de la Reine Marie , in-í 2. IIest pardonnable à Burnet de fe trom-per dans ces deux productions furquelques dates ; mais il ne Testpoint d'y raconter les faits avecaigreur. II cherche trop dans sesVoyages ce qui peut jetter du ri-dicule ou de 1 odieux fur l’EgUfeRomaine & fes cérémonies. En unmot, le théologien & le contro-versiste 1 ont trop souvent emportéfur le philosophe & 1 historien.Voy. auíss II. Mesnil.
II. BURNET, ( Thomas ) né enEcosse, obtint la place de maître del’hôpital de Sutton à Londres. IImourut le 27 Septemb. 1715, dansun âge allez avancé> regretté desbons citoyens & des littérateurs.On a de lui plusieurs ouvrages :
I. Tellurìs theoria sacra en 1681 ,in-4°: bien écrite, mais pleine deparadoxes, & plus agréable qu’uti-le. II prétend que la Terre, avant
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le Déluge, étoitfans vallées, ssn*montagnes Lc fans mer ; & qu°‘*qu’il soit embarrassé de prouvercette opinion , il parle comme stelle étoir démontrée. II. Arch&vlwgia Pltilosupkica , feu Dochina an-eiqua de rerum origtnibus , in -4 '1692: livre auffi paradoxal que I eprécédent. On les réunit en 16991à Amsterdam,in-4“. C’est séditionla plus recherchée de cet ouvragesingulier. Le récit de Moyse n’est >selon lui , qu’une simple parabole ile serpent, l'arbre défendu ne sontque des emblèmes. On attaqua cesdifférentes opinions, ( enrr’autresGraverol , Voy. son art. ) & fau-teur n’y fut que plus attaché. Itf-De jlatu mortuorum & resurgenrlutn r1726, in-8° : il fut traduit en fran-çois , en 1731 , in-12 , par le mi-nistre Bion, ci-devant curé. Bur-net y soutient que les justes nefont point récompensés , ni 1 £Simpies punis après leur mort. L’o-pinion des Millénaires repartait iÇ 1avec de nouvelles armes. Le cé-lèbre Muratori l'a réfuté dans sontraité De Paradiso . IV, De jide é*ossiciis Chrìstianorum , 1727 , in-8%marqué au coin de fes autres pro-ductions : ces deux dernières fontposthumes. V. On lui attribue unTraité de la Providence , d* de la poj"fibilité physique de la Résurrection tconnu en notre langue par un®.version in-i2.
I. BURRHUS, ( Ásranius ) com-mandant des gardes prétorienne 5fous l’empereur Claude & fous H c sron dont il fut gouverneur. C'ctostun homme digne des premiers sta-des de Rome par fes moeurs feve-res. On l’accufa , auprès de Héron ,d’avoir conspiré contre, lui. Cftyran parut d’abord ne pas s’arre-ter à cette accusation ; mais quel-que tems après , lassé d’avoir e" ^lui un maître dont les leçons <»les exemples le faifoient-rou.gir, 1