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lébroient en l'honneur de Pallas.Lorsqu'elle sut qu'ils étoient assem-blés, elle sortit de sa retraite, 8cvint s’asïeoir au pied de l’autel dela Déesse, où fondant en larmes,elle se plaignit fi améremtnt de lacruauté de se» amans, que les Léo -tiens lui promirent de l'en venger.En effet, on commença austi-tòt áinstruire le procès des meurtriers dePhocas , qui, craignant la peine dueà leur forfait, s'enfuirent à Hyp-pote, où ils furent assiégés,fur le re-lias qu’on fit de les rendre. La villeayant été prise , on éleva un grandbûcher au milieu de la place, iìc ony jetta tous les coupables.
CALLISTE, affranchi & favoridel’emjsereur Claude , oublia dansla prospérité son ancienne origine.On peut juger de son insolencepar un trait que Sineqne rapporte ,comme témoin oculaire. >> J'ai vu ,dit, Vancien maître de Caliste de-meurer debout à fa porte. » C c maîtrel’avoit vendu comme un esclave derebut, qu’il ne vouloir point souf-frir dans fa maison ; & Calliât■ luirendoitle change, en l’excluant dela sienne pendant que d’autres yctvlïcnt admis.
I. CALLISTHENES . fameuxscélérat, mit le feu aux portes duTemple de Jérusalem, lejourqn’oncélébroit avec pompe la victoireque Judas Machabée avoir rempor-tée sur Nicanor , Timuthée 8c Bacchi-dcs. Cet incendiaire voulut se sau-ver dans une maison voisine ; maisil fut pris 8c brûlé vif.
II. CALUSTHENES, natifd’O-# limbe, disciple 8c parent A'Aristote ,
accompagna Alexandre dans ses ex-péditions. Aristote savoir donné àson élève , pour modérer la fouguede ses passions ; mais Callisthenes ,plus misanthrope que courtisan ,n’eut pas l’adresse de lui faire-goû-ter la vérité. 11 le révoltoit, en lecorrigeant plutôt en pédant orgucil-
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leux qu’en philosophe aitnable. 1»mçttoit ses écrits fort au-deíTus de*conquêtes du roi de Maccdoío® «« qui devoir, disoit»il, attendre l'irn-» mortalité de fes écrits,plutôt q uC
" de la mante d’être le fils do Jupjs« fer .h Plein de vanité, & !adétesi atdans les autres, il devint insupp 0 * -table au jeune conquérant. Callnés ayant été accusé Pan 318 avantJ.C. d’avoir conspiré contre la V1 ®d'Alexandre y ce prince saisit cetteoccasion pour se défaire de son cefl*seur. " Ce conquérant, ( dit Phisto*" rien Juftin t ) irrité contre le phi-» losophe Caliijìhents f de ce qu’il dé-» sapprouvoit hautement qu’il vou-» lut se faire - adorer à la façon < 1® 5" rois de Perse , feignit de crois®" qu’il avoìt trempé dans une cofìï*" piration formée contre lui. H P rl *>» ce prétexte pour lui faire-coupe f>» inhumainement les lèvres, ;le n ®2" St les oreilles. Ainsi défiguré & m"'>» tilé; il le failoit-traîner à fa fuite,” enfermé avec un chien dans un*>» cage de fer, pour ctre à son armé®»* un objet d’épouvante & d'horreuf*" Lyfimaque, disciple de ce vertueu*" personnage, touché de le voir 1 *<£" guis dans une misère qu'il ne s’®*»» toit attirée que par une louabl®« franchise, lui fit-tenir du poison f>» qui le délivra de tant de tourmen*« « d'indignités. Alexandre l'a^nt" sçu, en fut si transporté de colère ,»» qu'il fit-exposer Lyjimaque à la rag®" o'un lion affamé. Quand ce br avC>» homme vìt venir à lui le moníh®" prêt à te dévorer, il s'enveíopa" bras de son manteau , lui plonge*" la main dans la gueule, 8 t lui» rachant la langue l'étendit mortf uf>* la place. Un acte si courageux f*'. 3 ?"»♦ pa !e roi d’une admiration q ul .
»» désarma , Sc qui lui rendit, dep^ lS *" Lyjîmafue plus cher que jsws^'
( Hiîtoire , livre xv°, chapitreOn dit qu * Alexandre fit-graver cc .mots fur le tombeau de CaUifà ' entS 'Odt sopiiistjm qvi siui noS sà *pit. On trouve dans le tomedes Mémoires de l'académie des k®
ies-deuras d« Paris,des rech® 1 ^