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Tome II.
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372. C A M

pour un Camus, Ce prélat avoir beau-coup d'esprir & d’imagination dansuti corps très-morcifie. Cette ima-gination perce dans tous ses ou-vrages, écrits avec une facilité mer-veilleuse ; mais d’un style moitiémoral, moitié burlesque , semé demétaphores singulières & d’imagesgigantesques, d’ailleurs lâche, dif-fus & incorrect. II prôchoit com-me il éerivoic , & peut-être plussingulièrement encore. (*) Outreles ouvrages cités plus haut, ona de lui : I. trusteurs volumesà.'Homélies. I I. Dix volumes deDiversités. III. Des Romans pieux ,Dorothée , Alcimc , Dapknide , Hya-cinthe , Carpie , Spiridion , Alexis.Son siécle avoir, encore plus quele nôtre , le goût frivole & dan-gereux des lectures romanesques.II crut que , pour guérir les mala-des , il falloir déguiser les remè-des. II se mit à écrire cette fouled’hilloriettes , où les leçons de lavertu étoient ornées des charmesde la fable , & où le lecteur trou-voit à se distraire , sans se perver-tir, Ce fut S. François de Sales qui

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lui donna conseil de faire ees ^mans pieux ; mais il abusa deconseil. Ses productions rol,,îl J. (£qaes font tout ce qu’on peut ^de plus ennuyeux , du moinsjourd’hui que ce genre a et® ’ ité par des bonnes plumes.plus de deux cents volumescet infatigable écrivain. Lesqu’on trouve à présent dansbibliothèques choisies , sont, 1 ^prit de S. François de Sales , e®vol. in 8°, réduits en un feu ' Jj.

un docteur de Sorbonne; &

/’£'

voisinement des Protestons vers ^glij’e Romaine , publiée par R‘ e ^

tna-7

Simon en 1703 , avec des ,tl ' r j,ques , sous ce titre: Moyensunir les Proteflans avec f EgHJ* oîprnaine... Camus désiniffoit la p ,

tique : « Ars non tam rtgenai t ^

endir;

Voye*

» fallendi homines.

Collet & Abelli. a

II. CAMUS, (Etienne 1 °à Paris en 163a , d'une ancien»® >mille de robe, ( Voy. II.docteur de Sorbonne en 16?o- eque de Grenoble en 167! ,

de la pourpre Romaine par

rêvé-

10 <»

(*) *< Dans un serment qu’il faisoit aux Cordeliers le jour de StFranf 0 ,

» Mes Peres ( leur disoit-il ) admire 3 la grandeur de votre Saint ;/es ní» clés paffent ceux du Fils de Dieu. J. C. avec cinq pains & trois poiff° nS» nourrit que cinq mille hommes , une fois en fa vie : & St François nve c .siu aune de toile nourrit tous les jours , par un miracle perpétuel , quarante "^b-" fainéans. Prêchant dans l’asljemblée des trois Etats du royaume, j e n» mier dimanche de l’Avent 1614, un sermon qu’il a fait-imprimer,

» ainsi : (siiieusient dit nos peres , devoir passer les offices de judica“‘L e ‘ (Ct" femmes &à des enfans au berceau? Que reste t-il plus , ft aon , com< ní Jr.>' Empereur ancien , d’admettre des chevaux au Sénat ? Et pourquoi non > s ^>' que tant d’ânes y ont entrée? 11 n’aimoit point les Saints nouveau*' ^» difoit un jour en chaire fur ce sujet : Je donnerais cent de nos Sains, (í" veaux pour un ancien. U n^st chasse que dc vieux chiens. II n’est» de vieux Saints... II fe plaisoit fort a faire des allusions , quelque-> vaifes qu’elles fussent. Parlant un jour des convens, il difoit: ■ i

» anciens monastères , onvoyoitdegrandsmoines.de vénérables relief''

» présent, illic pasleres nidificabunt: l’on n’y voie plus que des n> 0 ' niJ ; e flC» II difoit dans le mê-nc goût , qu’après leur mort, les Papes dc vell ,.j ^|t» Papillons , les Sires des Cirons , ci les Rois des Roitelets... Ce si u fpi->' un jour á Notre-Dame. avant de commencer son sermon , est P»> rituel; Mffieurs , on recommande à vos charités une demoiselle î"' ”g 1« affie^de bien pour faire vau de pauvreté, n ( Mémoires de Niceron< * ’3