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Tome II.
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ville,y mour. en 165 5 à 70 nns.C'é-toit un homme d’étude fit de piété.Il tourna ses lectures 8c ses recher-ches du côté de l'histoirc. Ayantfouillé toutes les bibliothèques, ila laissé des ouvrages içavans, I.Fr< mptnarium Júcrarum AntiquitatumTricastince dïtzcefis , 1610 , in-8°: re-cueil utile á ceux qui veulent sui-vre les différentes variations del’anci nne discipline en France. II.Historia Aibigenstmm , 1615 , in-S ? ,recueillie sur les meilleurs manus-crits. III. Mélanges historiques , ouRecueil de plujieur s Ailes , Traités SfLettres missives depuis 1600 jusqu'enisSo-, in-8" , 1619: curieux 8c re-cherché , 8cc. Camustat étoit unhomme respectable , qui partageoitson tems entre les fonctions de sonéglise 8c l’étude. Négligé dans son' extérieur 8c vivant d’une maniéréfort simple, il avoir plus de moyensde soulager les pauvres dont ilétoit le perc.

JII. CAMUSAT, ( Denys-Fran-çois ) petit-neveu du précédent,né á Besançon en 1697 , mourut àAmsterdam en 1731 , à 35 ans,dans un état qui n’étoit guéres au-dessus de I indigence. Deux sautes,faites successivement , faillirent àl'y jetter. II étoit bibliothécairedu maréchal d’Estrées , 8c il quittace poste; il n’avoit point de for-tune , 8c il se maria. On a de lui :

I. L 'Histoire des Journaux imprimesen France, 2 vol. in-ti,où l'éru-dition est répandue avec peu d’a-grément. Le style a une certainevivacité ; mais il s'écarte trop sou-vent des règles de la bienséance :il tombe dans le trivial 8c le bas.

II. Les deux premiers volumes dela Bibliothèque des Livres nouveaux :Journal mort en naissant. III. Lesquatre premiers volumes de la Bi-bliothèque Françoise, ou Histoire lit-téraire de la France ; autre Journalmieux accueilli que le précédent,

C A N

8 c qu’on poussa jusqu’au 34° v0 '

IV. Des Mélanges de Littérature •tirés des Lettres manuscrites du p ere de la Pucelle , de Jean Chapelu‘ n >fiíc. in-12. ,

CANACÉE, fille d’Eo/e, épo« !ísecrettement son frere. Elle mit ®®monde un fils qui fut expose P?sa nourrice , 8c qui par ses cris decouvrit fa naissance à son aie®*Eule , indigné de cet inceste I efit-manger le fruit par les chien*’6c envoya un poignard à sa h!pour s'en punir elle-même í , ^curée , son frété 8c son mari ,sauva à Delphes, où il se fit P re

tre d 'Apollon. ,

CANAYE , (Philippe) fieuf ““Fresne , naquit á Paris en D J*Jd'un avocat célèbre. Après s e í (distingué dans le barreau , il de' 1 'conseiller-d'état fous Henri /sé,®bassadeur en Angleterre, en Mmagne , à Venise sous Henri 1 ' ’ fcontribua beaucoup à pacifiât ggquerelles de cette république®Paul V, qui lui en marqua fa reC ^,énoissanc. 1 . Ses Ambassades ontimprimées en 163 3 , 3 vol- 10 '.^,avec fa Vie à la tête. Le tro* eme est le plus intéressant ; c'est ® ^histoire du différend de Paul " ^des Vénitiens, trçs-capable de , efisier la curiosité du lecteur.mourut le 27 Février •^. pi-ans , avec la réputation d'un n ^me sage , intègre 8c désintérêtavoir été Calviniste 8c préside 1 ^ fsla chambre de Castres ; mai*convertit en x 600, après * a í[)t reférence de de Fontainebleaule cardinal du Perron 8c J aMarnai, Nommé l’un des É'orott'cette célèbre conférence , 11va par son exemple que 1® ^ dere 8c la vérité étoient dul’Eglise Romaine. u r e d*

L’Abbé de Canaye. k®'

l'académie desbelles-Iettte ^ ^ a nSris fa patrie, mort en *7 1

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