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Tome II.
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sortoìt de son pinceau avoir de lagrandeur ,de la force & de la cor-rection. Le plaîond de l'Annon-c Ude de Gènes , fur lequel il a re-Prcsencé l’histoire de la Vierge, estJjn très-beau morceau. Jcan-Papt.*°n frere , finit k s ouvrages qu’tlav °it laissés imparfaits. Cette fa-ille a produit plusieurs autresPeintres & sculpteurs.

Carlos, (Don)fils de Phi-

l ‘PP‘ //, roi d’Efpagne , parut , dès*.°n bas-âge , violent dans toutes* es pallions. 11 déplut à son pere,P a r son caractère hautain & indo-ue , par des plaisanteries très-dé-P'acées, gcpar des vices dont lesJuires furent funestes. Voyant Phl-lí PP* irrité contre lui, il traita avecîa rebelles de Hollande , & leurPromit de partir dans quelque temsP° ur fe mettre à leur tète. Asinae Hetre pas surpris avant ion dc-P art > il fit-mettre dans la ruelle def ° n lit un coffre rempli d’armes-à-î eu> U se fit-faire des petits pisto-ets d’inventioa nouvelle , pourPorter toujours fur lui, lans <ju’ones pCu voir ; & il commanda à mi

ouvrier François de lui fai-^ > Pour fa chambre, une ferrure^cret, qui ne íe pût ouvrir queP'* r 'dedans. Philippe , instruit Sc'armé des précipitions qu’il pre-" oit > résolut de s’asi'urer de fa per-° n ne. L’ouvrier de cette ferrure'■'ttraordinaire, trouva le inoyen, e 1 ouvrir. Le roi entra pendantq nuit dans la chambre (de Don, n a ' /os - Le malheureux prince dor-, e ° ll L Profondément, que le com-c Lermc put ôter, fans l’eveil-son’ 1CS P'iìolets qu’il tenoit fousfuit C ' lcvet - L alla s’affeoir en-ar e P ur le coffre où étoicnt lesé v ^n-feu. Le prince ayant étéc t0 ;’ t e avec peine , s’écria qu’ilce , ?' 0tt ■ ' e roi lui dit, que tout

1 ^'ais n et0 ' t P our J un

°n Carlos , voyant qu’il sq

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íaifisToit d’une cassette pleine de pa-piers qui étoient fous son lit, en-tra dans un désespoir si furieux ,qu’il se jetta tout-nud dans un bra-ire r que ses gens avoient laiffé al-lumé dans la cheminée , à cause dufroid extrême qu’il faisoit alors.11 fallut l’en tirer de force, & ilparut inconsolable de n’avoir paseu le tems de s’y étouffer. On dé-meubla d’abord fa chambre, & pourtout meuble on n’y laissa qu’unméchant matelas à terre. Aucun deses officiers ne parut depuis en faprésence. On lui fit-prendre un ha-bit de deuil ; il ne fut plus servique par des hommes vêtus de mê-me. Le roi ayant vu ses desseins& ses intelligences par les papiersdont il s’étoit saisi , lui fit - faireson procès , L il fut ( dit-on ) con-damné à mort. On prétend qu’ilse fit-ouvrir les veines dans unbain; d’autres disent qu’il fut em-poisonné , ou étranglé. On placesa mort le 24 Juillet 1568. Quel-ques auteurs ont cru que Philippes’écoit porté à cette dure extrémi-té par un transport de jalousie. Ondit qu’il découvrit que le princeaimoit & étoit aimé de la reineElisabeth qui lui étoit destinée, &que son pere avoir prise pour lut—même. Ce qu’il y a de certain, c’estque cette princesse mourut peu detems après. L’Histoire de Don Car-los par l’abbé de St-Réal , au lieude débrouiller cette triste aventu-jre, n’a servi qu’à l’obscurcir en-core , perce qu’il s’est moins atta-ché à chercher la vérité qu’à our-dir un roman intéressant... Voye\Philippe II, roi d’Espagne.

CARLOíTAD ou Carolstad,( André-Rodolphe ) dont le vérita-ble nom étoit Bodcnjìcin , chanoi-ne , archidiacre & professeur dethéologie à Wurtemberg, donna lebonnet de docteur à Mania Luther,& se lia tf’amitié avec lui. Un jour