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qu’ils étoient à table, Luther , svecun air dédaigneux , le délia d’écrirecontre lui ; & la dispute s’étantéchaufféd aíl'ez vivement de part 8cd’autre, Luther tira de fa bourseun écu d’or , Sc promit de le don-ner a Carlojìad , s’il entreprenoitd’écrire: «Tenez, lui dit-il, pre-« nez-le, & écrivez contre moi» le plus fortement que vous pour-« rez. „ Cjrlufiad accepta la condi-tion. Ensuite ils íe touchèrent dans]a main , en fe promettant mutuel-lement de fe faire la guerre. Lu-ther but à la santé de Carlojìad, 8cau bel ouvrage qu’il alloit mettreau jour. Carlojìad lit raison, ëc ava-la ie verre plein ; ainii la guerresut déclarée a la manière Alleman-de, le zi Août 1514. L’adieu Jescombattant fut mémorable. « Paillé-7, je te voir fur la roue ! (lit Car-» lostad à Luther ; qui lui répliqua :>» Pusses - tu te rompre le cou avant77 que de sortir de ta ville ! o Voilacomment étoit prêché le nouvelEvangile: un cabaret produisit lechef des Sacramentaires 1 En effUCarlustad écrivit contre 1 - systèmede Luther fur l’Euchartsiie. Mats ildonna dans les plus grandes abl’urdités, en disant que ces paroles deJesus-Chríst dans la Cène , Cecicfl mon Corps , ne fe rapportoientpas à ce qu’il donnoit ; mais qu’ilvouloir seulement se montrer as-sis à table. C’étoit un fanatiquebouillant 8c singulier. 11 fe íivroità tout le monde , 6c personne nele vouloir. II erra long-tems deville en ville , persuadant aux éco-liers de mépriser les sciences , dene s'attacher qu’a la Bible , de brû-ler tous leurs livres , & d’appren-dre quelque métier. 11 leuten don-na l'exemple , en se faisant labou-reur. II fut le premier tcclésiasti-onecn Allemagne qui se maria pu-bliquement. Cette cérémonie se fitavec beaucoup de profanation. Ses
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disciples firent des oraisons p r0 *prés pour ce mariage , 8c les chan-tèrent à la Messie. L.i première com»mençoit ainsi : 0 Dieu , qui , apretC extrême aveuglement de vos Prêtres save~ daigné faire la grâce ‘ait bien-heureux Carlostad , d'étre le premiergui aie osé prendre femme , fans avotfégard aux loix du Papisme ; nous vousprions, &c. II se retira àBàleapreSavoir vu Zuingle , 8c y mourutdans la misère en 1541. On a delui beaucoup d’ Ouvrages de contro-verse , méprisés des Catholiques Hpeu estimés des Protestans.
CARMAGNOLE, (François) ca-pitaine célébré , fut ainii appelé dulieu de fa nailfancc. O abord réduità garder les pourceaux, il parvint>de cette profession ignoble , à la di-gnité de général de Philippe V‘s'cunti , duc de Milan. II soumit al’obéiffance de ce prince , Parme,Crémone , Brcssie , Bergame, & c *Son mérité lui avoir acquis le com-mandement; l'envíe l en dépouilla-Carmagnole retiré chez les Véni-tiens, 8c devenu général de l eurarm :e , marcha contre ion prince,8c l'obligea à demander la paix Sc sserv ces ne l’empêchérët point d e-tre traire comme un perfide. Ayantété battu dans un c.unbar naval ,
on l 'accula de quelque intelligenceavec l ennemi ; 8c fur cette accusa-tion très-peu fondée , 011 lui coU'
pa la tête en 1451. Son véritablecrime étoit d’avoir traité les grand*d 'orgueilleux dans la paix 8c de buches dans la guerre.
CARMAIN » Voye^ Cramaic.
CARMELITES , Voy. Tniitèsí( Sto )... Françoise A’Amboife—Avrillot.
CAAMENTE, prophétesse d Ar-cadie & more du roi Evtndrt ,ainsi appellée à caule des Oracqu'eile rendoit en vers. II yá Rome une porte qui s’apP e * . ed’abord Carmentale 2 c dans