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V. CASSANDRE-FIDÉLE, sa-vante Vénitienne, qui s’app'iquaavec succès aux langues grecque& latine , a l’hiftoire , á la philoso-phie , à la théologie. Jules 11, LéonJC , François2 , Ferdinand á'Aragon,lui donnèrent des preuves non équi-voques de leur estime. 'Les sçavansne ['admirèrent pas moins que lesprinces, & plusieurs même vinrentîa voir à Venise, comme l’honneurde son sexe. Elle soutint à Padoue,( dit Moréri , ) des thèses de philo-sophie pour un chanoine de Con-cordia son parent ; mais ce fait estfaux. Philippe Tomafini a publié terecueil de ses Lettres 8c de ses DiJ-cours , 8c l’a enrichi de fa Vie , Pa-doue 1636 , in - S”. Cette femmeillustre mourut, âgée de 102 ans ,en 1567.
CASSARD, ( Jacques) fils d’unarmateur de Nantes , vit le jourdans cette ville en 1672. Ayant ap-pris le pilotage à Saint Malo , ilcommença à faire de petites cour-ses, 8c se signala en 1697 dans l’ex-pédition de Carthagène, où il a voitsuivi le célèbre Pointis, Son cou-rage se montra sur tout à la tètedes Flibustiers qu’il commando»,ïn 1703.il nétoyala Manche decorsaires, 8c réprima les Angloisdans la Méditerranée. Chargé en1712 d’attaquer , à la tête d'uneflotte, les Portugais dans leurs co-lonies , il prit la ville de Ripera ,grande capitale des ifles du Cap.vcrd , 8c fit un butin de plus dedeux millions. Antigoa, Surinam,la Berbiche , Curaçao 8c d'autrespossessions des Anglois 8c des Hol-landois éprouvèrent les cft’ets defa bravoure , 8t quelques - unespayèrent de riches rançons. Ayantjoint son escadre à celle d’un offi-cier d'un grade supérieur , en sta-tion à la Martinique , il la détachamainte les ordres du commandant,pour poursuivre , lorsqu’ils revin-
C A S . ■
rent en France, une flotte Aog'?‘se, à laquelle il enleva deux val .^seaux. En arrivant à Toulon >éprouva le mécontentement decûur , 8c pour s’en venger, il v0ll _lut mettre l’épée à la maintre le commandant qui l’avoitnonce comme un homme égaiemêt téméraire 8c opiniâtre. Voy° ní 'lui dit-il, fi vous fiçave\ vouscomme vous fiçave 3 écrire. Mais les autrcs officiers les raccommodèrent ’8c il eut le titre de capitaine
vaisseau en r 713. La paix rendu
talens inutiles. On oublia ® equ’ils avoient servi l’Ëtat : car ’ayant fatigué le ministère de le [ir8c d injures au sujet d’un armetn^sait pour la ville de Marseille >que cette ville refusoir do lui paï Jil fut renferme dans le château ^Ham , où il termina fa carrier*1740368 ans. Cajfard avoir l sleur 8c l’intrépidité de duTrouin , mais ses mœurs ét°*bien moins douces , 8c son c ° j|merce bien moins agréable-avoir la grossièreté d’un macel°^la dureté d’un soldat. Cette du* .lui suscita bien des querelles, * . ì
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gna de lui ses amis , 8c l’ewp
V*
d’êtte estimé ce qu’il valoir- ,Guay-Trouin lui rendit toujour 5 Lj,lice. U11 jour qu’il étoit à Ver oàles dans ['antichambre du R 01 '^.il s’entretenoit avec plusieurs e -,tisans ; tout-à coup il apP c , gcdans un coin un homme , * eU Ri-dons l’extérieur annonçoir **sére : c’étoit Caffatd. D u ^ol>rTrouin quitte les seigneurs eil étoit entouré , 8c va causer ^5lui près detrois-quartsd’hcure^^courtisans étonnés lui den>a° .son retour, avec gui il étoit •T' ■„,ment , s’écria Du Guay • u r né-avcc gui fiétoit r avec le ê , t ‘homme-de-mer , gue la Jranee ajourd'hui.
CASSE , Voyci DvcASSf