42.8 CAS
CASTELVETRO, ( Louis de )né à Modène en 1505 , prévint fa-vorablement le public par ses ta-lens. II auroit pu être heureux dansfa patrie ; mais la fureur de criti-quer troubla son bonheur, Sc luifit des ennemis de ses meilleursamis. Leurs vexations l’obligérentde quitter l’Italie pour l’Allema-gne. De retour à Modène, aprèsdix ans d'absence , il fut accusé (sa-voir traduit en italien un livre deMéianchton , &' il fut poursuivi parJe Saint-Office. Comme ses affairesprenoicnt un mauvais tour dansce tribunal, il fe sauva à Bàle. Ona de lui des Ecfaircijsemeus fur laPoétique d'Aristote , pleins d’cfprit ;mais d'une subtilité qui dégénèresouvent en chicane. Le feu ayantpris à la maison qu’il habitoit àLyon , il fe mit â crier : Sauv:\ma Poétique ! C'étoit en effet le meil-leur de ses ouvrages. Ce feroit mc-me un bon livre, selon ìa Minar-àiére , si la passion de contredirejirtstote ne lui avoir fait-embrafierd'étranges fentimens , & s’il n’yavoir pas fait-entrer tant de ques-tions & de raisonnemens inutiles.D acier n'en juge pas fi favorablement:<» Caflelvetro fdit-il dans fa préfacefut la Poétique A’Aristote) a beaucoup» d’efprit & de sçavoir, fi l’on peut» appeller esprit ce qui n’est qu’ima-» gination , & donner le nom de sça-" voir à une grande lecture. Qu’on» assemble toutes lesqualitcsd'un bon»' interprète, on aura une juste idéev de Caflelvetro, en prenant le contre-« pied.II ne connoît ni le théâtre, ni>» ies pallions, ni les caractères, il»• n’entend ni les raisons, ni la mé-» thode d ’Aristote , & il cherche bien» plus à le contredire qu’à l’expli-» quer. II est d’ailleurs fi entêté des» auteurs de son pays, qu’il ne sçau-» roit être bon critique. Comme le” Therfita d’ Homère , il parle sans me-« sure, 8c déclare la guerre à tout» ce qui est beau. 11 ne laisse pas» quelquefois de dire de bonnes cho-
c A S
» ses ; mais elles ne valent p" le» tems qu’on perd à les chercher.»11 est d’ailleurs fort obscur & nerapporte jamais que la moitié despassages qu’il cite, Sc même quel'quefois il n’en rapporte que sefpremiers mots , qui ne font rien ason sujet, comprenant le reste q uly a rapport, sous un & aitéra. L*1". édition de fa Poétique, iwpt. 3Vienne-en-Autr., en 1570 , in- 4 ° >est recherchée. On fait cas aussi < * ecelle de Bâle 1576 , ìn-4 0 . On 3encore de lui Opéré entiche , 17^7 'in-4". II mourut à Chiavène en ,
1 j 7 1 , à 66 ans. C’étoit un h 0s 3 'me sobre , réglé , de mœurs irré-prochables. 11 ne voulut point femarier , de peur que le soin rluménage ne le détournât de l’étu-de. Nullement attaché aux riches-ses , il abandonna à un de ses stè-res touc ce qtt’il possédoir. Ses 3ib‘ savoient en lui un homme ardent8c officieux : mais il salloit luip er 'mettre de censurer les défauts d’i ,nouvrage ; c’étoit-là fa passion. H ^fit donc beaucoup d’ennemis ; c3(qui aime à être critiqué ?
CASTIGLIO, Voy. I. GoxzAit-
I. CAST 1 GLIONE, Voytr, B E '
NEDETTF. ( Le ).
II. CASTIGLIONE, (Joseph)poète & critique, natif d'Ancon e>fe maria à Rome en 1582, devintgouverneur de Corneto en I 59 S V8cmourut vers 1616. II s’occup 0 ' 1à faire des vers latins fur les di vC [ sévénemens de son tems. II a f altaussi quel q’ ouvrages de critiq jC ,’contenus dans un livre imptin^sous le titre de Varice LtclionesOpufcnla . Rome 1594, in-4°-CASTlGLIONl,o« CasteD 0 ^
(Balrhafar) poète Manrotian , fen 1478 . ambífadcur du duedbin auprès de fleuri VIIJ roi d
glcterre , reçut de ce prince
de la Jarretière. II épousa er 1 1,1
|’ord rtf
Hippolyte Tore/la , femme
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