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Tome II.
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la Livonie. Au sortir de l’eníanceelle perdit son père, qui la laissadans les bras d’une mère infirme ;le travail de ses mains ne surfilaitpas à leur entretien. Ses traits étoilebeaux, fa taille charmante , & elleannonçoit beaucoup d’esprit. Santere lui apprit à lire , 8t un vieuxministre Luthérien lui donna lesprincipes de la religion. A peineavoit-elle atteint fa quinzième an-née , qu'elle perdit fa mere. Le bonministre la reçut chez lui, Sc lachargea du soin d'élevas ses filles.Catherine profita des maîtres de mu-sique & de danse qu'on faisoit-ve-nirpour elles. La moi t de son bien-faiteur qui survint, la replongeadans une extrême indigence. Sonpays étant devenu le théâtre de laguerre encre la Suède & la Unifie ,elle alla chercher un azile à Ma-rienbourg. AfSrès avoir traverséim pays dévasté par les deux ar-mées , & avoir couru de grandsdangers, elle tomba entre les mainsde deux soldats Suédois, qui fansdoute n’auroicnt pas respecté sajeunesse 8t ses charmes, si un bas-oïficier ne (ut survenu , qui la leurarracha. Apres avoir rendu grâcesà son libérateur, elle reconnut enlui le fils du ministre qui a volt eusoin de son enfance. Ce jeune-hom.me, touche de son état, lui donnales secours nécessaires pour' ache-ver son voyage , 8c une lettre pourun habitant de Marienbourg, quis’nppelloit Gluck , & qui a voie étél’ami de cet officier, fille fut très-bien reçue ; on lui confia ,1’éduca-tion de deux filles. Elle sc com-porta si bien dans ce pénible em-ploi, que , le pere étant veuf, luioffrit fa main. Catherine la refusa,pour accepter celle de son libéra-teur , quoiqu’il eût perdu un bra,s& qu’il fût couvert de blessures.J,e jour même que ces deux époux,vont se jurer leur soi aux pfedS

des autels, Marienbourg estgée par les Russes ; l'époux > jfétoit de service, est obligé d a> ^avec sa troupe repousser l’assa u ’& il périt dans cette action, * 3avoir recueilli le prix de f" te **dresse. Marienbourg est enfin eporté d’assaut, 8c la garnison &habitat» passés au fil de l’ép* e ’ ° (en proie a la brutalité du vainq ue 'On'trouva Catherine cachée dans ufour: on se contenta de la fair e Psonniére de guerre. Sa figure &esprit la firent bientôt reniât? 1 *du général Russe Mtniilnff ;frappé de sa beauté, 8c la r,ic "'du soldat auquel elle étoit t0bée en partage, pour la pincer nprès de fa sœur, où elle fut accu 3 ^lie avec tous les égards dus 3beauté, au vrai mérite 8c à 1 ^

tune. Quelque tems après,le Grand se trouvant á manger ccê'généril, ort la fit-servir à ta ^Le czar la distingua bientôt, &frappé de ses grâces. 11 rev>"^.lendemain chez Men-jkoff P° ue [e .voir la belle prisonnière ; ellepondit avec tant d’esprit à toU ,les questions que lui fit ceque , qu’il en devint éperdue"* ^amoureux. Le mariage st 11 ,'' 11 . ;lprès cette naissante inclinât!"" h-se fit secrettement en 1707,®^-bliquemcnt en 1711. Elle fu ! ' £Ctl -ronnée en 1714,8c reçut 1?ronne 8c le sceptre des m 31 ^ c"son époux. Après la mort ^prince en 1715 , elle fut ^^-5souveraine impératrice de .les Russics. Elle se montr"de régner , en achevant to" 1 c0in .entreprises que le czar avo* 1 ^mencécs. A son avènement 3 em-pire , les potences 8c les r°urent abattues. Elle inl^tu" u ^ t ;-vcl ordre de chevalerie, stso,. gll?tre de S. Alexandre de^f^'^êsreçut elle-mêmè, peu dele cellier de celui'de l’A'g 1