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Tome II.
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maisàMarli, & si quelque affairel’en empêchoit ï Aucune ( réponditle maréchal ) ; mais la cour est tris -nombreuse , & j'en use ainsi pour laij-fer aux autres la liberté de vous faireleur cour. La simplicité de son exté-rieur répondait à son indifférencepour les honneurs. Ses jaloux di-foient, en lui supposant un orgueilrésiné dont il n’etoit pas capable:» Cet habitée drap uni, dont len Maréchal est toujours vêtu, est la» maniéré la plus sûre de se faire-n remarquer. » Mais Catinat répon-dait à cette insinuation maligne,enparodiant avec des habits magnifi-ques dans les cérémonies d éclat. IImourut en philosophe, ainsi qu ilavoit vécu, dans fa terre de St-Gra-tien, le 15 Février 1711, âgé de74 ans, n’ayant jamais voulu se ma-rier. 11 s’étoit élevé par degrés,fanscabale & fans intrigue. Philosophean milieu de la grandeur 8c de laguerre, libre de tous préjugés, 8cn’affectant point de les mépriser ,ignorant la galanterie 8c lemétier decourtisan, ennemi de l’intérèt 8c dufaste, 8c se bornant à cultiver la»mitié. L’auteur du Siécle de LouisXIV , à qui l’on doit ce portrait,dit qu’il eût été bon Ministre , bonChancelier , comme bon Général ; 8cc’est ce que le duc de la Feuilladeavoit dit à Louis XIV , en lui par-lant de Catinat. 11 avoit dans l'esprituneapplication Sc une activité, qui.le rendoiét capable de tout, sans semêler de rien. Son sang-froid ne sedémentait jamais. II lui échappa,dans la malheureuse affaire de Chia-ri, un mot digne des plus grands,kommes de l'anciquité. Après unecharge infructueuse, il raLlioit en-core les troupes. Uu officier lui dit :Où voult-^-vous que nous allions ? àla mort ì — ll est vrai , ( répond Ca-tinat , ) la More est devant nous , maisla Honte est derrière. Les soldatsrappelaient Le Peur ea Pensée,

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Quelques anecdotes feront-confl 0 *'*tre la trempe de son ame. Cannasreçut le bâton de Maréchal de kran»ce en Piémont. Le gentilhomme q ulle lui porta étant tombé malade enchemin, en chargea un Courier, q*“eut pour fa récompense un billet de1000 écus. Celui qui étoit charge dele payer à Paris, écrivit au nouveaumaréchal, que le gentilhomme p r Ç"tendoit que c’étolt à lui que devo* 1revenir cette gratification : Ost’ 0 *donne 1000 écus à chacun des deu*. ’répondit Catinat qui n’étoit pas* 1 'che. Catinat se rendit ensuite 3cour, pour rendre compte de cqu’il avoit fait dans le Piémont,pour concerter le plan de la camp 3 ^gne suivante. Après qu’il eut ep u ‘tout ce qu’il y avoit à dire sor 1 ^opérations militaires , Louislui dit : C'est affc{ parler de mes qffj‘

res ; comment font les vôtres ? *

fort

bien , Sire , grâces aux bontés detre Majesté, répondit le marécl* 3 'malgré la médiocrité de fa f° rIne.— Voilà, dit le Roi, en se t0 ''^nant vers ses courtisans, l*homme de mon royaume qui niaitce langage... Palaprat rapporte, 0 ^la préface de ses Comédies ,quelques jours après la bataillela Marseille , un soir qu’il so 3 ^ ,à la tente du maréchal de ^"^gsQn parla des différentes qual‘ ie * )u .généraux. Le poète, faisan'sionau héros qui étoit préfet * 1 < tl’en connois un fifimple,q at \J ft itde gagner une bataille , ié i°

tranquillement une partie <R‘ X ^.j.d®>< A peine eus je achevé, u :» Catinat me répartit froide„ Je ne l’eflimerois pas moi» s f a-» toit en sortant de la perdre. ’’ ;ér e *conte ce trait d une autre n* £ t3 f-Le lendemain de la bataille 0 jli*fárde, il joua aux quilles- fiasse'cier parut surpris d’un te fépohdj'ment : Vous vous irompU -1Catinat)-, cet amusement » 1