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nant de gens qui ne connoissoientpas le prix de leur proie, 8c, aulieu de 20 taîens , il leur en pro-mit 50. II fut trente jours parmices hommes féroces, & les traitaavec tant de hauteur & de mépris,que, toutes les fois qu’íl vouloitreposer, il envoyoit leur comman-der de ne point faire de bruit. 11osa même les menacer de les faire-mettre en croix. Ces corsaires re-gardoient cette menace comme unefanfaronade de jeune.homme. Ce-pendant auffi - tôt que César eutrecouvré fa liberté, il arma quel-ques petits bârjmens , surprit lespirates qui étoient encore à f an-cre , & les fit - périr par le supplicedont il les avoir menacés... L’Asiefut le premier théâtre de fa valeur.II se distingua sous Thermus , pré-teur, qui l'envoya vers Nicomède,roi de Bithynie , auqucl (dit-on) ilfe prostitua. De retour à Rome, ilsignala son éloquence contre Dola-tclla , accusé de péculat. Son nomse répandant peu - à - peu, il futélevé aux charges de tribun mili-taire , de questeur, d’cdile , de sou-verain - pontife , de préteur & degouverneur d'Espagne. Ce fut enarrivant à Cadix, que voyant lastatue d 'Alexandre , il dit, en répan-dant des larmes : A l’áge où je fuisil avoir conquis le monde , & je n aiencore rien fait de mémorable ! Ce dé-sir de la gloire, joint à de grandstalens secondés par la fortune , leconduisit peu-à-peu á l’empire.On lui avoir entendu dire : Qu’Uaimerou mieux lire le premier dansun hameau , que le second dans Rome.Revenu en Italie, il demanda letriomphe Sc le consulat : il fut crééconsul l'an 59 av. I. C. avec fìibu-lus , qu’il obligea bientôt d'aban-dúner cette place. Ainsi l’ambitieuxCésar eut seul ^administration dela première république de l’uni-vers. Les gens - d'esprit de Rome
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en firent des railleries au lieu des’allarmer. Au lieu de mettre dansles dates de leurs lettres : César6- BlBULVS étant consuls , ils écri-voient : Jviss & César étant con-suls. On fit*courir en même teinsce distique:
Non Bibulo quicquam nuper ,Cajfaro faétum cjl ;
Nam Binulo j'ieri confule nìl memim.
11 s’unit à Pompée 8 c â Crajfus patferment, Sc forma cequ’on appellele premier triumvirat. Caton , q u {vit porter ce coup à l’Etat, Sc qt"ne put le parer , s’écria : Nous avonsdes maîtres, c en ejlfait de la RépubU 'que !.. César recueillit les premier 5fruits de cette union. Tout ph afous ses violences Sc ses artifices,hormis Caton. 11 fe procura l'amitmdes chevaliers, en leur accordantune part dans les impôts Sc celledes étrangers,en les faisant-décla*rer alliés Sc amis du peuple Ro-main. II éloigna de Rome Cicéron 8 tCaton , les plus grands défenseursde la liberté, 8c s’affura des con'fuis de l'année suivante. Son créditlui fit - obtenir le gouvernementdes Gaules. 11 part, roulant dan»son esprit les plus vastes projet 5.Son dessein étoit de subjuguer le 5Gaules, de ramener son armée vie*torieuse contre la République , “daller à la souveraine puiss a0C8les armes à la main. Ses premier 5exploits furent contre les RelvC'tiens : il les battit , Sc tourna fe 5armes contre les Germains & le
Belges. Après avoir taillé en p
iéce»
leur armée, il attaque les Nervien 5 >les défait, Sc subjugue presque tou,les peuples des Gaules. ( T" »y-
xÌ£.)Ses conquêtes 8c ses vict 01 ^occasionnèrent un nouveau trtuvirât entre César, Crajfus 8c '
qui, fans le penser, devenoientinstrumens de la fortune de
collègue, 8c de leur propre pet
Un des articles de la confédéral»