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Tome III.
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plets. On lui a désiré feulementplus du grâces & de décence. SaChanson fur la prise de Port-Mahon , .lui valut une pensionde 600 liv. de la cour. C’est, jecrois, le premier chansonnier quiait obtenu une pareille favçur -,mais il la méritoit. 11 étoit un desderniers survivants de ces beaux es-prits francs & enjoués, qui avoientformé entr’eux une société appe-lée le Caveau. Cette assemblée, ditun journaliste, valoit bien une aca-démie. Collé regrettoit beaucoup cebon vieux temps, oùl’csprit vivoitavec l’esprit ; où les gens-de-let-tres, libres & indépendants, n’é-toient ni les tristes parasites d’unépais financier, ni les bas esclavesd’un grand seigneur, qui souventles méprise. Les ouvrages de cetaimable écrivain font réunis en 3vol. in-12 , fous le titre de Théâtrede Société ; mais il en a laissé plu-sieurs autres en manuscrit, qui nesont ni moins piquants, ni moinsingénieux. 11 est à souhaiter qu’onne publie que ceux qui peuventinspirer l’enjouement sans corrom-pre les mœurs. Cet écrivain a en-core rendu un service au théâtre enrajeunissant plusieurs anciennes co-médies qui ont vieilli, pour lesadapter à nos mœurs actuelles : cespièces font le Menteur de Corneille,la Mere coquette de Çhànault , YA/i-drienne de Baron , l’ Esprit Follet deHauterocke ... Collé étoit cousin dupoète Rcgnard , dont il se rappro-cha par son originalité piquante ,comme la nature l’en avoir rappro-ché par le sang.

COLLÉONI, voy. Coglicni.k I COLLET, ( Jean) voy. Colet.

II. COLLET, ( Ph'.libert ) né en1643, avocat au parlement deBombes, passa quelque temps chezles Jésuites. 11 mourut à Châtillon-les-Dombes, fa patrie, en 1718,2 2ns. II étoit très - laborieux ;

.COU N

«lais il avoir des opinions fort sin-gulières , même fur la religion. IIpassa long-temps pour n’en pointavoir , quoique son impiété fûtplutôt sur sa langue que dans foucœur. On a de lui : I. Ûn Traité desExcommunications , en 1689, in-12.'C’est une histoire de l’excommuni-cation de siecle en siecle. L’auteurétoit dans les censures íorsqu’il publia cet ouvrage, pour avoir em-pêché, avec violence, qu’on n’en-terrât ur.e personne dans une cha-pelle dont il étoit patron. II. UnTraité de ïUsure, ir.-8°. , 1690,dans lequel il défend, contre quel-ques Missionnaires , l’ufage de laBresse , de stipuler les intérêts avecle capital d’une somme exigible.III. Entretiens fur les Dîmes &r autreslibéralités faites à L’Eglise , in-12. IIveut y prouver que les dîmes nesont ni de droit divin , ni de droitecclésiastique, mais de droit doma-nial. IV. Entretiens fur la Clôture desReligieuses , in-12, dans lesquels ilcombat pour la liberté de la clôtu-re , contre le cardinal le Camus ,évêque de Grenoble, qui venoit degagner son procès avec les religieu-ses de Montfleuri. V. Des Votes sucla coutume de Bresse, 1698 ,in-f".;& plusieurs ouvrages manuscrits.La figure de Collet étoit originale ,ainsi que son esprit : il avoir l’aird’un philosophe de l’ancienne aca-démie. Tout ce qui s’éloignoit desopinions communes lui plaisoit ,& il soutenoit ses idées avec feu.Ceux qui vivoient avec lui, étoienccharmés de l'étendue de fa mé-moire Sc de la vivacité de fa péné-tration ; 8c , ce qui vaut encoremieux, ils trotivoient en lui unhomme officieux, Sc un ami ardent8c sincere.

III. COLLET , ( Pierre ) prêtrede la congrégation de la Mission ,docteur & ancien professeur dethéologie, né à Ternay dans lq