Band 
Tome III.
Seite
25
JPEG-Download
 

cot

mourut le ab septembre 1508 , à51 ans. \

VII. COLONNE, ( Fabrice ) cé-lébré capitaine, fils A'Edouard Co-lonne duc d’Amalfi, s’attacha au roide Naples, 8c devint ennemi irré-conciliable de la maison des Urfins.à laquelle il fit la guerre. Le roide Naples le nomma connétable,

& Charles V lui continua cette char-ge importante. Fabrice Colonne cout-mandoit l’avant-gatde à la bataillede Ravenne en 1511, où il fut faitprisonnier. Alfonsc, duc de Ferrare,le mit en liberté- Fabrice rendit àson tour de grands services à sonlibérateur contre Jules II, Ce hérosmourut en 1 510, avec la réputationd’un homme également habile dansla politique 8c dans les armes.

VIII. COLONNE, ( Marc-An-toine ) se signala dans les guerresd’Italìe , principalement contre lesFrançois. La paix ayant été con-clue en 1516 , François I l'attiradans son parti , & en reçut degrands services. 11 fut tué au liègede Milan , en 1511, d’un coupde coulevrine , que Prospcr Co-lonne , son oncle , a volt fait poin-ter contre lui, sans le connoître.11 étoit dans la 50' année de sonâge.

IX. COLONNE. 1 Prosper ) dela même famille, fils d'Antoine,prince de Salerne , embrassa le partides François , lorsque Charles VIIIentreprit la conquête du royaumede Naples-, mais fa politique le jetaensuite dans le parti de leurs enne-mis. En 105 , il entreprit de défen-dre le passage des Alpes contre lesFrançois , qui le surprirent en dî-nant à Ville-Franche du Pô. II futfait prisonnier êr mené en France.Dès qu’il eut fa liberté, il repritles armes avec plus de vigueur.Egalement animé par la vengeanceà par son courage , il défit lesFrançois à la bataille de la Bicoque,

COL 2.5

en 15 aa. Bonnivet ayant bloquéMilan quelque temps après. Co-lonne le força de s’éloigner. Ce gé-néral mourut l’année suivante, le5 o décembre 1513 , á 61 ans. 11avoìt une si grande réputation,qu’on n’entendoit que ces motsdans le camp des François: Courage!Milan cfi à nous , puisque Colonne estmort. II fit la guerre avec plus desagesse que d'éclat, manquant dePassivité nécessaire pour fatiguerou surprendre l’ennemi ; maisayant une vigilance extrême pourn’être pas surpris.

X. COLONNE, (Pompée) eutpour tuteur Prosper Colonne , sononcle , dont nous avons parlé dansl'articîe précédent. Ce fut par sonordre qu’il s’attacha à l’état ecclé-siastique. Son penchant étoit pourles armes, & il ne les quitta point.Pourvu de Pévêchc de Riéti , de 'quelques abbayes & de plusieursprieurés , il se battit en duel avecun Espagnol, 8c suc si fâché qu’onvînt les séparer, qu’il mit sa sou-tane en píeces. Léon Xl’honora dela pourpre. Pompée Colonne , tou-jours emporté par son humeurguerrière , se signala dans les que-relles qu’occasionna sélection deClément VII , appelé auparavantJules de Médicis, C’est ce qui donnalieu à cette épigramme :

Eccc itérantesummo dcjeclam culmineRomam ,

Pompeì & Julî mens furiosa pre-mit:

Brute ! pium Photine ! pium nuncfiringite ferrnm :

Qu/d servasse juvat ,s p tritura fuit!

Clément VIIV ayant privé du cardi-nalat & de ses bénéfices , Colonneprit Rome avec Hugues de Moncade.L’année d’après ( 1527) le conné-table de Bourbon vint assiéger cetteville, livrée au-dedans à la discor-de , & exposée au-dehors auxarmes