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autres. Sa curiosité devoit le rén-dre indiscret : c’étoit en lui une vé-ritable passion , à laquelle.il sacri-sioit les bienséances ordinaires.Avide de réputation , il aimoit cesdétails de correspondances & devisites qu’elle entraîne. II est peud’hommes célébrés avec qui il n’uìteu des liaisons ou des disputes , Scpresque point de journal dans le-quel jl n’ait iqsérc quelques pieces.Répondant à toutes les critiques ,& flatté de, toutes les louanges , ilne méprisoit aucun suffrage, pasmente eaux des hommes méprisa-bles. Tel est le portrait qu’en traceAI. le marquis de Condorcet... Nousavons de lui divers ouvrages : I.îielation abrégée d’un Voyage faitdans l’intérieur de P Amérique méri-dionale ; 1745, in-8". 11. La Figitrerie la Terre , déterminée par les ob-servations de MM. dé là 'Condamine& Bcuguer , ( voyez ce dernier-mot. ) 1749, in 4". III. Mesure destrois premters degrés du Méridien dansl’bemisphcr'e austral ; 1-7 51, in - 4°,-fy* Journal du 'Voyage fait pur ordredù Roi à l’Equateur , avec un Sup-plément, en 2 parties, 1751-1752,in-4 0 ; suivi de VHistoire des Pyra-mides de Qtiitto , qui avoit été impri-mée séparément en 1751, in-4”.V- Divers Mémoires fur VInocula-tion , recueillie en 2 vol. in-12. IIne contribua pas peu à répandre1 usage de cette opération en Fian-ce, & il ntit dans cet objet beau-coup de chaleur. Le style des diffé-rents ouvrages de la Condamine estsimple & négligé ; mais il est seméde traits agréables St plaisants, quilui assurent des lecteurs. La poé-sie étoit un des talents de notre in-génieux académicien : on a de luides Vers de société , d'une tournurepiquante; & d’autres pieces d’unplus haut style , telles que la Dis-pute des armes d’Achille , & d’au-
ïtes morceaux traduits deí pos-
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tès Latins ; VEpitre d’un Vieil-lard , Ôte.
I. CONDÉ, ( Turstin de ) arche-vêque d’Verclc , naquit au villagede Condé-sur-Seule près de Bayeux..II reçut, l’an 1119,la consécrationdes mains de Calixte II, dans leconçile de Reims, où il se trouva,malgré la défense du roi d’Angle-terre , qui le bannit de son royau-me. Rappelé au bout de deux ans ,il se livra tout entier aux fonctionsde Ion ministère , & se sit chérir deses diocésains. Les moines de Li-teaux lui furent redevables de leurintroduction en Angleterre. Turstin.fut allier le courage du militaire, àla douceur du ministre de l’Evan-gile. Les EcoiTois ayant fait une ir-ruption dans la partie septentrio-nale del’Angleterre, il assembla sonpeuple, l’encouragea par de vivesexhortations, le mena Iui-même aucombat. St remporta une victoirecomplcttesur les çnnemis. Cet évê-que guerrier finit par se faire moinel’an 1140, 8t mourut peu de tempsaprès. 11 eut pour frere Audouén deCondé, évêque d’Evreux, un desplus recommandables prélats deNormandie, par fa science, sa dou-ceur & sa liber'.lité.
II. CONDÉ , (Louis I er DEBourbon , prince de ) naquit en1530, de Charles de Bourbon , ducde Vendôme. 11 sit fa premiere cam-pagne fous Henri II , se signala à labataille deSt-Quentin , & recueillità la Fere les débris de l’armée. II nese distingua pas moins aux sièges deCalais & de Thionville, en 1558;mais, après la mort funeste de HenriII , les mécontentements qu’il es-suya le jetteront dans le parti desRéformés. 11 fut, dit-on , le chefmuet de la conspiration d’Amboise,& il auroit péri par le dernier sup-plice > si la mort de François I/n’eûtfait changer les affaires. Charles IXle mit en liberté, Li le prince de