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Vos prières font inutiles , leur répon-dit Constantin , rienn'excite autantleshommes de génie à bien faire , quequand ils savent que le prince lira ouentendra leurs ouvrages. 11 lisoit beau-coup ; ilécrivoit lui-même pres-que toutes ses lettres. On voitdansEufebe plusieurs preuves de son sa-voir. II composa & prêcha plu-sieurs sermons. On en a encoreun , intitulé : Discours à l’affemlléedes Saints , prêché à Constantino-ple pour la fête de Pâques. PlusieursMartyrologes de différentes églisesd’Occident, qui l’ont honoré depuislong-temps comme un Saint, mar-quent fa fête le 22 mai. Les Grecs& les Moscovites la célèbrent en-core le 21 du même mois. Or. croitne devoir point parler de la préten-due donation que ce prince fit aupape St Sylvestre, de la ville de Ro-me 8c de plusieurs provinces d’Ita-be. On connoît la réponse ingé-nieuse de Jérôme Donato , ambassa-deur de Venise, au pape Jules 11 ,qui lui demandoit le titre des droitsde fa république fur le Golfe Adria-tique: I^otrr Sainteté trouvera la con-cis on de la Mer Adriatique , ( dit-il àce pontife,) au dos de C original deia donation que Constantin a faite aupape Sylvestre, de la ville de Rome& des autres terres de t Etat Eccléstaf-tiquc. II étoit dangereux, dans lessiécles d’ignorance, de rejeter cet-te donation , réprouvée depuislong-temps par tous les savants,par ceux-même d’Italie. Ceux quila nioient furent sévèrement châ-tiés à Rome 8c dans d’autres villes.On assure même qu’eni478,il ycut des hommes condamnés au feuà Strasbourg , pour Ravoir com-battue trop ouvertement. Cette er-reur historique vient, selon quel-ques savants, de ce que dans lestemps d’ignorance, on confonditles donations de Pépin , avec la per-mission accordée aux églises par
CON
Constantin , d’acquérir des places 8tdes fonds de terre. Constantin avoireu de Minervïna , fa premiere fem-me, le prince Crispe. II eut de i’im-pératrice Faufla , Constantin le jeu-ne, Constance 8c Confiant , 8c deuxprincesses, Constantine, femme deHanr.ibalien & ensuite de Constan-tius-Gallus , & Hélène, femme deJulien. Voye^ la Vie du Grand Cons-tantin , par D. de Varennes , Paris ,17*8, in-4°.
IV. CONSTANTIN II , dit le
J £ une ( Flavius- Julius- Constantinus)fils aîné du précédent, naquit à Ar-les en 316. Après la mort de sonpere , il eut en partage les Gaules ,l’Espagne Sc la Grande Bretagne.S’étant imaginé que la partie del’empire que possédoit son frereConstant , étoit plus considérableque la sienne , il marcha contre lui.Les troupes ennemies lui dressèrentdes embûches : il y tomba, fut dé-fait & tué près d’Aquilée , en 340,à 25 ans. Son corps fut jeté dans larivière d’Aise, aujourd’hui An sa ,d’où on le retira pour lui ériger untombeau à Constantinople auprèsde celui de son pere. Son ambition,sa mauvaise foi & son imprudenceindignèrent ceux que ses victoiresremportées fur les Sarmates, lesGoths & les Francs, son zele pourla foi catholique 6c sa douceur en-vers ses sujets, avoient prévenusen fa faveur.
CONSTANTIN, Voyc^ HilRA-
CLIEN.
CONSTANTIN TIBERE, Voy.ce dernier mot, n°. II.
CONSTANTIN, fils deiéon IV,V vv-3 Théodore Studite.
V. CONSTANTIN III, fut sur-nommé Pogonat, c’est-à-dire Barbu:parce que, lorsqu’il partit de Cons-tantinople pour aller combattre lerebelle A lifái , il n’avoit point debarbe, 8c qu’elle lui étoit venuelorsqu’il reparut. 11 étoit fils de
Confiant