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mais pu savoir ce qu’il ctoit de-venu. Pierius Valcrìanus , qui ecri-voiten 1534 , dit qu’on l’avoitcruassassiné par son valet, qui vou-loir profiter des pistoles que sonmaître avoit cousues clans fa che-misette. Ce prélat, méprisable parson caractère . étoit illustre par sestalents. 11 fut un des premiers écri-vains d’Italie , qui dégagèrent lestyle latin des mots barbares dumoyen âge , & qui l’ornerent desexpressions dulîecle A’Auguste. Sontraite De Sermone latino , dédié àCharles V , pour lors prince d’Ef-pagne, contient d’excellentes re-marques fur la pureté de cette lan-gue. Corneto fut aussi poète. II restede lui quelques productions dans cegen re, recueillies à Lyon en 15 S i ,in-S°. On a encore de ce prélat untraité De la vraie Philosophie , Co-logne l 548.Il avoit commencé uneversion de VAncien Testament.
CORNHERT, ou Coornhert ,( Théodore ) enthousiaste du xvi'siécle , gagna d’abord fa vie enexerçant son talent pour la gravu-re. S’étant dégoûté du burin, il ap-prit le latin. Ses progrès furent ra-pides ,& il devint secrétaire de laville deHarlem. Le prince à’Oran-ge, gouverneur deHollande.se ser-vit de sa plume pour composer sonpremier Manifeste, en 15 66. La du-chesse de Parme , ayant su qu’ilen étoit sauteur , le fit enlever deHarlem, & conduire à la Haye. Safemme , craignant qu’il ne sortît ja-mais de fa prison , voulut gagnerla peste pour la lui communiquer& mourir avec lui. Cornhert n’eutpas besoin de cette ressource extra-vagante. lls’évadafurtivement, &reprit son métier de graveur. Cefut alors qu’il commença à dogma-tifer.Quoiqu’ennemi de la religionCatholique, il ne laissa pas de s’é-Iever contre Luther , Calvin , & con-tre les ministres du Protestantisme.
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H prétendoit que, sans une missionextraordinaire , appuyée par desmiracles éclatants , personne n’a-voit droit de se mêler des fonctionsdu ministère évangélique. Les dif-férentes communions avoient, sui-vant lui, besoin de réforme; maisen attendant que Dieu suscitât desapôtres & des réformateurs , tou-tes les sectes Chrétiennes dévoientse réunir sous une forme d 'Intérim.Son plan étoit , qu’on lût au peu-ple le texte de la parole de Dieu ,fans proposer aucune explication,fans rien prescrire aux auditeurs.II croyois que , pour être vérita-blement Chrétien , il n’étoit pasnécessaire d’être membre d’aucuneéglise visible. 11 se conduisit sui-vant ces principes , ne communi-quant ni avec les Catholiques , niavec les Protestants , ni avec au-cune autre secte. On vouloir lefaire renfermer pour le reste de sesjours ; mais on crut qu’il valoitmieux le laisser rêver & mouriren paix. II mourut en 1590. Ses(Œuvres furent imprimées en 1630,3 vol. j n t oi.
CQRNIFICIA, sœur du poèteCcrniyîoKí.brillaparson esprit sousl’empire &'Auguste. Elle égala entout genre de poésie son frere Cor-niftcius. La science , disoit-elle, est laseule chose indépendante de la fortune.
CORNIFICIUS , faifoit admirerson génie pour la poésie, en mêmetemps que Salluste , Lucceius &Cornélius Nepos s’immortalisoientpar l’histoire. 11 fut ami de Cicéron,comme le prouvent plusieurs let-tres qui font parmi celles du pre-mier livre à ses amis.
I. CORNUTUS, philosophe stoï-cien de la ville de Leptis en Afri-que , fut exilé vers l’an 5 4 de J. C.par Néron , à cause de la libertéavec laquelle il avoit jugé de sesvers. Ce n’étoit pas comme philo-sophe qu’il en avoit jugé , maiscomme