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Tome III.
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plvlòf à son génie qu’à I’étudô desgrands maîtres, qu’il duc fes pro-grès. II ce vit ni Rome ni Venise,

& peignit presque toujours à Par-me & dans !a Lombîrdie : il est îefondateur de cette derniere Ecole.

Son pinceau étoit admirable, c’é-toit celui des Grâces. Un grandgoût de destin , un coloris enchan-teur & vigoureux, qui donne de larondeur & du relief à tout cequ’iitraite ; une ordonnance riche & fé-conde dans ses compositions; uneintelligence 8c une harmonie exqui-ses ; une exprefiìon ft naturelle,une action si juste & ft vraie,qu’elles semblent respirer ; ajoutezà cela une maniéré svelte, légete, 5 cd c s agréments infinis répandus danstousses ouvrages , qui ferment labouche des critiques. On ne s ap-perçoit presque pas qu’il y a un peud’incorrection dans ses contours >

6c quelquefois un peu de bizarreriedans ses airs de tète , où il fe ré-pété , dans ses attitudes Sc ses con-trastes. C'est le premier qui ait re-présenté des figures en l’air; &celui de tous qui a le mieux en-tendu l’art des raccourcis Sc la ma-gie des plafonds. 11 étoit grand-homme , Sc il l’ignoroit. Le prix deses ouvrages étoit très-modique :ce qui , joint au plaisir de secou-rir le s indigents , le fit vivre lui-mêrne dans l’indigence. Un jourétantallé à Parme pour recevoir leprix d’un de ses tableaux, on luidonna zoo livres en monnoie decuivre. L’empreffement qu’il eutde porter cette somme pesante à safamille pendant les plus grandeschaleurs, lui procura une fievredont il mourut à Corregioen 1534,à 40 ans. Ce qu’il a peint à fresqueau dôme de Parme , est un de sesmeilleurs ouvrages. Ses tableauxde chevalet font très-rares, Scd'unecherté surprenante. Ses Paysagesfont traités fort légèrement, St

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d’une fraîcheur admirable. On es-time fur-tout (es Vierges, ses Saints ,ses Enfants Sc Ces FcœmM.Il'donnoità ces dernieres une expression fidouce St un sourire si agréable »qu’elles font naître la vo! opté; leursajustements, leurs cheveux , pleinsde molleffe , tout paroît inspirerle même sentiment. Ses draperies ,dont les plis font larges & coulants,font peintes d'une maniéré moel-leuse , 8t font leur effet de prèscomme de loin. 11 joignit au talentde la peinture celui de l’architec-ture 8c des mathématiques. Onconçoit son exclamation , aprèsavoirconsidéré long-temps dans unprofond silence un tableau de Ra-phaël : AnCH 10 , SON PlTTORE lc’est-à-dire : Je Jais Peintre , aujjimtti\ . .. Voy. DUCHANGE.

CORROZET(Gilles), libraire,ne à Paris en 1510, dont on a di-vers ouvrages en vers & en prose ,mourut à Pans le 15 juin 1; 68, à 58ans. Ii avoir pns une devise qui fai«soit allusion à son nom. C’étoit unemain étendue qui tenoit un coeur,au milieu duquel étoit une roseépanouie , avec ces mots: ln cordeprudentis revìrejcit Japientia. 11 futconnu comme auteur 6t commeimprimeur. Nous avons de lui : I.Les Antiquités de Paris , 15 68, irv-S*.II. Le TréJ'or des Hijloires de f rance ,1583, in-8°- Cen’est qu’un recueilcourt & imparfait des noms desrois & des princes, de leur âge,du temps de leur régné, &c. Lareste de ce Trésor est une rapsodiepleine de contes ridicules. III. LesDivers propos des illustres hommes dela Chrétienté. Lyon X í j8, in-16, rare.IV. Le Parnaffe des Poètes François,1372, in-8°. ; recueil où il h faitentrer les poètes du plus bas étage.Jean CORROZET , fou peut - fils ,se rendit digne de son aieul, toticdans l’imprim.erie que dans la litté-rature, U augmenta considérable-

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