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Tome III.
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fiége. L’empercut, son épouse, fezministres 8c lés conrtisins tombè-rent entre les mains du vainqueurer 1511- Nous cherchons , avoit-ildit a ses soldits, de grands périls &d; grandes richesses : celles-ci établf-j'enc la fortune , & les autres la réputa-tion. Cette double passion , fur tourcelle de s’enrichir, fit commettredes cruautés horribles. Les soldatsn’ayant p s trouvé tout For qu’ilsesperoient, m retit sur des char-bons ardents Gatimofn St un de sesfavoris, pour le: forcer par ce sup-plice à découvrir les trésors deMonteiuma. Ce fut dans cet étatviolent, que le prince entendant uncri que la douleur faisoit poussier àson favori , lui dit en le regardantfièrement : « Et moi,fuis-jc donc furun lit de r*fesb->Cortz\ qui n’avoit pu,dit-on,arrêter la fureur des soldats,fit enfin tirer le princelndien,à moi-tié mort,de cette affreuse question.Maître absolu de la ville de Mexi-co, il la rebâtit en 1529 , dans legoût des ville; de l’Europe. Bientôtle vainqueur fut forcé de reveniren Europe pour défendre ses bienscontre le procuteur-fifcal du con-seil des Indes. U fuivoit cette gran-de affaire à la cour d’Espagne ,lorsque l’empereur partit pour laseconde expédition d’Afrique. Ceprince lui avoit fait présent de lavallée de Guaxaca en Mexique,érigée en marquisat, de ’la valeurde 150 mille livres de rente : mais,malgré ce titre & ses trésors, ilfut traité avec peu de considéra-tion. A peine put-il obtenir au-dience. Un jour il fendit la preste<jui entouroit la voiture de l’empe-ieur, & monta fur l’étrier de laportière : Charles lui demanda :Qui êtes-vons'? — Je fuis un homme ,lui répondit fièrement le vain-queur des Indes , qui vous a donnéplus de y provinces , (tue vos peres nerçus ont laijft de yjles , II mourut

COR

dans fa patrie le r décembre 15 54 rà 65 ans... La meilleure Histoire desconquêtes de Cartes , & la mieuxécrite fans contredit, est celle deDon Antonio de Solis , traduite del’espagnol en franço s par Citri Aela Guette , 8c imprimée à Paris en170:, 2 vol. in-12, réimprimée en1775. Le traducteur raconte som-mairement dans fa préface les ac-tions de Corte ç , depuis qu’il s’étoitrendu maître du Mexique, jusqu’àfa mort. ( Voye[ encore la Préfacequi est à la tête de Eernand-Corte 3,tragédie de Piron. ) Nous avonsaussi fur les exploits de Corte^ troisLettres écrites par lui-même , tra-duites en 1778 par M. de Flavigni.

II. CORTE Z ou Cortezi o,

( Grégoire ) né à Modene , d’uneancienne famille, entra dans Tor-dre de S. Benoit, 3 c paffa par tou-tes les charges. 11 étoit dans le cé-lébré monastère de Lerins, danslequel il avoit fait renaître la piétéSc le goût des lettres sacrées & pro-fanes , lorsque Paul III l’honora dela pourpre en 1542. Cartes étoit di-gne de ce choix. II mourut à Romeen 1584 .laiffant plusieurs écrits envers Sc en prose. Les plus connusfont des Lettres latines , imprimées àVenise en 1573, in 8°. ; recueil cu-rieux, qui est un monument de sesliaisons avec les savants de son >temps, Sc de son zde pour les pro-grès des sciences. On y trouve deséloges de quelques gens-de-lettres,& des faits utiles à ceux qui écri-roier.tl’histoire de son fiecle.

CORTEZI, (Paul) naquit en1465 à San-Geminiano en Tosca-ne. Dès. fa premiere jeunesse il Rap-pliqua à former son style sur la lec-ture des meilleurs auteurs del’an-tiquiré, Sc en particulier de Cicéron.II n’avoit qu’environ 23 ans,quandil tr.it au jour un J>iatóguc fur lesSavants de PItalie. Cette oroductionélégante oc utile pour l’histoife de