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iS sept. 1674 ,à j 9 ans.... II ne fautpas le confondre avec un rimail-leur, dont nous avons le Brasierspirituel , en vers. 1606 , in -12 :ouvrage que les curieux recher-chent , à cause de sa singularité.
L COSSÉ , ( Charles de ) plusconnu fous le nom de Maréchal deBrissac , d’une maison illustre ,originaire du royaume de Naples ,selon les uns, & de la province duMaine , selon les autres, il étoitfis de René de Cojsé , seigneur deBrissac en Anjou & grand faucon-nier de France , & de Charlvtte deGousïcr. II s’attacha uniquementaux armes, pour lesquelles la na-ture l’avoit fait naître. 11 servit«sabord avec beaucoup de succèsdans les guerres de Naples & dePiémont. 11 se signala ensuite ausiège de Perpignan en 1541 ,en qua-lité de colonel de l’infanterie Fran-çoise. II y fut blessé d’un coup depique, après avoir repris fur lesennemis, lui septième , l’artilleriedont ils s’étoient emparés. Le dau-phin , Henri de France , témoin deson courage , dit hautement ques'il n’étoit le Dauphin de France , ilvoudroit être le Colonel Brissac. De-venu colonel-général de la cava-lerie- légere de France, il remplitce poste avec tant de distinction ,que les premiers gentilshommesdu royaume , & les princes mê-mes , vouloient apprendre le mé-tier de la guerre à son école. En1541 , l’empereur Charles Quint,ayant attaqué Landrecies , Briffacy jeta du secours par trois fois,& vint joindre , malgré les effortsdes ennemis, François l qui étoitalors avec son armée prèsdeVitri.Ce monarque , après savoir em-brassé avec beaucoup de tendresse,le fit boire dans fa propre coupe, &le créa chevalier de son ordre.Après plusieurs autres belles ac-tions, récompensées en 1547 P ar ^
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charge de grand-maîtrede sartille-rie de France , Henri 11 renvoya enqualité d’ambassadeur,à t’empereur,pour la paix. 11 s’y montra 1 on po-litique, comme il avoit paru excel-lent capitaine dans la guerre. Sesservices lui méritèrent le gouver-nement du Piémont, & le bâton demaréchal de France en 1550. Arri-vé à Turin, il rétablit la disciplinemilitaire, reforma les abus, St ap-prit aux soldats à obéir. Le maré-chal de Briffac secourut ensuite lesprinces d? Parme Lc de la Mirandolc,contre Ferdinand de Gon\ague & leduc A’Albe , généraux des ennemis.
11 les désir en plusieurs occasions,fans avoir jamais eu de désavanta-ge. De retour en France , il fut faitgouverneur de Picardie, rendit lesservices les plus importants danscette province , contribua en 1562à la prise du Havre - de - Grâce furles Anglois , & au gain du combatde Châlons contre les Calvinistes.II étoit alors très - incommodé dela goutte, dont il mourut à Parisle 31 décembre 1563 , à 57 ans.Briffac étoit petit,mais d’une figu-re extrêmement délicate. Les da-mes de la cour ne l’appelloient quele beau Briffac. On prétend que laduchesse de ValenùnoU étoit amou-reuse de lui , & que ce fut la ja-lousie de Henri II qui lui fit donnerl’emploi de lieutenant - général enItalie. Les traits suivants serontmieux connoître son caractère,que tous les éloges. François ducde Guise, qui étoit le maître de laFrance, laissa manquer de toutBriffac dans le Piémont. Le maré-chal s’en plaignit fans détour &avec fermeté dans une lettre qu’ilécrivit au roi. Ce prince eut l’im-prudence de la montrera son fa-vori , qui envoya un homme deconfiance au camp , pour engagerle général à dire ou’il avoit signé ,sar.s lire, une lettre écrite par son